Un prince aux affaires culturelles ?
Ce matin, un quotidien bleu, intronise en page 3 un souverain démocratique : "Tornare nouveau prince de la culture ?". Il est paraît-il beaucoup question que sa seigneurerie ambitionne de jeter son auguste manteau sur le département des affaires culturelles. Ah certes, les artistes il aime. Il y a huit ans, alors qu'il n'était qu'un élu roturier de notre cité, il dut suivre les injonctions pressantes de son parti et prendre le dicastère des affaires sociales. Lui visait la culture. On peut donc comprendre qu'il veuille transformer son dernier tour de préau en un tour de cour, bien mieux en rapport avec sa prestance.
Or il advint que not' bon prince, sur le plateau de l'animateur des grandes surfaces politiques de la Praille, annonça qu'il serait candidat au Conseil d'Etat ; on sait même qu'il n'y resterait que huit ans et on connaît le département qui l'intéresserait. Cela signifie qu'il quittera probablement le Conseil Administratif dans deux ans. N'est-ce pas faire bien peu cas de ses sujets que de les abandonner si rapidement ? Que peut-on réaliser en si peu de temps ? Bien peu de choses. Tout cela n'est pas sérieux ; le petit monde culturel genevois mérite mieux qu'un oiseau de passage, fût-il princier.
ps : à moins qu'il n'y ait derrière tout ça un scenario visant à provoquer une élection partielle en ville dans deux ans et à installer dans le fauteuil tout chaud du prince une ancienne conseillère municipale socialiste, aujourd'hui députée.
Je radote ? Ah bon.
Ah, j'oubliais !
Dans la 12ème journée du championnat suisse de rugby Plan-les-Ouates s'est imposé 31 à 6 sur le terrain d'Yverdon.
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01 Mai 2007 à 10:23 dans
- Politique

Merci ! (évidemment pour les résultats de rugby qui n'avaient pas été publiés hier!) ;-)
Posté par lyonelk — 01 Mai 2007, 13:34
et dire que son parti en rajoute sur le thème de la modestie depuis dimanche soir...
Posté par notoire — 01 Mai 2007, 20:19
Deux ans sont largement suffisant pour redresser la politique culturelle partisane, unilatérale, démagogue, voire despotique de M. Mugny qui favorise ostensiblement ceux qui lui sont proche, à son goût ou à la mode, au détriment des autres acteurs culturels qui doivent ramer pour survivre. Les choix de Mugny ne sont pas forcément ceux de tous les genevois, notamment ceux des personnes qui comprennent mal qu’on puisse donner autant d’argent à des corporations comme « La Bâtie » qui bredouille le programme de ses 30 ans d’activité, au détriment d’autres trentenaires qui envers et contre tout et sans les subventions que Mugny leur refuse, continuent de ramer pour honorer leur public avec des spectacles de qualité.
Posté par Zazie — 03 Mai 2007, 09:06