Elections en ville de Genève
Il y a quelques semaines les chroniqueurs spécialisés nous avaient asséné la ritournelle à longueur de colonnes et largeur de manchettes : "victoire du centre", "au centre toute".... j'en passe et des moins bonnes. Il a suffi d'un gain de quelques sièges du PDC et du parti radical pour que la maïeutique médiatique porte au jour genevois un nouveau sujet politique : le centre était né. On était au mois de mars.
Ajourd'hui, fin avril, les mêmes forces politiques précitées prennent une pâtée d'une telle envergure que jusqu'à Pampérigouste on en respire le fumet et qu'est-ce qu'on lit sous les mêmes plumes ? "Nette défaite de la droite", "La droite en déroute". Mais alors où est passé le centre ? Qu'est-ce que vous en avez-t-ils fait Messieurs les plumitifs ? Votre tour de passe-passe relève-t-il du transformisme politique par lequel vous habillez à votre guise tel ou tel parti politique ou alors avez-vous redonné à votre OVNIture sa véritable identité AOC ?
J'opine pour la deuxième solution exprimée plus d'une fois sur ce blog : le centre n'existe pas, le centre c'est la droite. Il n'y a que cette presse populaire pour agiter ce leurre et c'est surtout cette presse bleue quotidienne et gratuite hebdomaire qui sont les véritables battus de ces élections administratives. Le discrédit que ces journaux ont reproduit avec une régularité d'horloge sur le gouvernement de la Ville de Genève, alimentant les sagas, profitant sans vergogne de fuites organisées, n'a pas payé. La population n'est pas dupe ; elle sait faire la différence entre le fait politique et sa communication. Il n'est jusqu'à la surmédiatisation du chouchou radical qui finalement ne donne qu'un médiocre résultat en regard de l'engagement sans failles en sa faveur.
Le nouveau gouvernement de la cité est très clairement à gauche et ça ne m'empêche pas de prendre acte avec un étonnement grinçant du premier mensonge de la nouvelle législature avec une déclaration de Manuel Tornare : "Nous avons maintenant un gouvernement de centre gauche qui doit revaloriser l'image de la ville" !
Ah, j'oubliais !
Tous les coureurs cyclistes suisses participant à la Doyenne (Luik-Baston-Luik) ont abandonné à l'exception de Zaugg qui s'est classé 92e à 15'09'' du vainqueur. L'ami Beuchat était au repos en attendant le Tour de Romandie.
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30 Avril 2007 à 14:11 dans
- Politique

M.E.R.C.I. Pierre.
Juste : et les résultats du rugby ? ;-)
Posté par lyonelk — 30 Avr 2007, 16:01