Solo ?
Pour avoir, dans mon parti, depuis longtemps défendu la voie solitaire (qui n'est pas un plaisir) , j'attendais avec curiosité, impatience et espoir le résultat des élections vaudoises du week-end écoulé : en fait la curiosité est un vilain défaut (zavaient ka pas essayé les verts d'outre-Versoix), mon impatience s'est calmée et l'espoir s'est envolé. Et Toc !
On me l'a toujours dit, les pastèques comme les fundis, les militants de base comme les édiles : sans alliance avec la gôooche on a de la peine faire passer nos candidats dans les exécutifs.
Qu'on se rassure, le but n'est pas d'avoir le plus de verts possibles dans les gouvernements, mais bien de faire progresser les idées vertes et d'arriver à les concrétiser dans la vie, la gestion, les projets d'un canton, d'une ville. Je relève quand même que sans apport automatique de voix via une liste commune nous plaçons un candidat en passe d'être élu et que nous progressons de manière très sensible au Grand Conseil alors que l'extrême-gauche s'effondre.
Peut-on en tirer des leçons pour le bout du lac ? Ce n'est pas certain car les caractéristiques de nos deux cantons sont très différentes : poids du canton-ville, poids de l'arrière pays, poids historique de certains partis, recomposition (passagère ?) de l'extrême gauche vécue différemment, vote éventuel de la Genève internationale ..... A ce titre les élections municipales dans la cité de Calvin seront pleines d'enseignement ; nous saurons quel est le socle dur de chaque parti après une législature agitée et nous pourrons aussi mesurer la répartition des forces entre le parti socialiste et les verts, alors que l'oecuménisme retrouvé de la gauche radicale ne comblera problablement pas les attentes des traumatisés de l'automne 2005.
C'est dire que je serai peut-être amené à persister (ora pro nobis) dans mes espoirs (non, non, pas mes vélléités) d'alleingang. Mais pour l'instant, j'en conviens : alleingang, nicht gültig.
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13 Mars 2007 à 11:51 dans
- Ecole

Bonjour Pierre,
Dans la situation entre Genève et Vaud, il y a une différence institutionnelle importante dont il s'agit de tenir compte dans ton analyse.
En effet, que ce soit pour les communales ou les cantonales, vous commencez à Genève par élire les législatifs. Et, à la suite de cette élection, vous élisez vos exécutifs. Ce qui fait qu'effectivement chaque composante politique commence par se compter, puis établi une liste (d'entente ou non) pour l'exécutif. Par ailleurs, pour l'exécutif, c'est un scrutin majoritaire à un tour (au moins pour votre Conseil d'Etat que je connais mieux).
L'avantage, à mon avis, c'est que l'élection du législatif permet à chacun de compter ses forces et ses faiblesses. L'électeur est également mieux en mesure soit de confirmer, renforcer ou rééquilibrer la situation sortie des urnes pour le législatif.
Dans le canton de Vaud, tant pour les communales que les cantonales, l'élection pour le parlement et l'exécutif a lieu simultanément. Avec une majorité absolue au premier tour pour l'exécutif et une majorité relative en cas de deuxième tour.
Il n'y a ici pas tellement de possibilité de compter ses forces au premier tour. Ou alors, comme dans le cas vaudois, le résultat peut être à la fois brutal et paradoxal.
Enfin, dans le cas présent, il faut à mon avis être clair, le deuxième vert cherchait avant tout à devenir calife à la place du calife (son camarade de parti). Il a été durement et justement sanctionné pour cela. L'écart de voix entre les deux candidats verts est éclairant.
Posté par lyonelk — 13 Mar 2007, 15:04
cqfd ! ;-) Mathias
Posté par Mathias — 02 Avr 2007, 09:45