Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

TOUT PASSE........... Pierre Losio

Naïf c'est le prénom.

" Il existe une gauche qui refuse de perdre sa virginité et qui redonne le pays à Berlusconi !" (Massimo d'Alema, ministre des affaires étrangères du gouvernement italien)

L'Italie à nouveau dans la crise ; alors que, héritières de Maria Cagol, Renato Curcio et Alberto Franceschini, de nouvelles Brigades rouges sont démantelées juste avant de passer à l'action ; alors que la parano sécuritaire s'empare du pays pour une manifestation anti-base USA (Vicenza en état de siège samedi dernier) ; alors que se rallume la polémique sur Tangentopoli , l'ex-juge Di Pietro devenu ministre et le pool des juges de Milan (d'Ambrosio devenu député, Borelli.....), le gouvernement trébuche au Sénat sur une motion, battu pour 2 voix, Romano Prodi démissionne.
Ca tombe mal pour le pays mais bien pour Silvio Pinocchio Berlusconi, trop heureux de revenir sur le devant de la scène au grand dam de ses "alliés" qui avaient déjà archivé son leadership sur l'opposition (oui, oui, je pense à Fini et Casini).
Il est surprenant d'apprendre que c'est sur un débat de politique étrangère (retrait des troupes italiennes de l'Afghanistan) que le centre-gauche ait glissé. A Palazzo Madama, Massimo D'Alema, titulaire de Palazzo Farnese, a tenu un discours très européiste qui aurait certainement été entendu compris et applaudi par tous les gouvernements de gauche dans les pays occidentaux....... mais, pas plus que chez nous, le conditionnel passé n'est opératoire en Italie. Deux voix d'extrême gauche (Rifondazione et Communisiti italiani) ont fait tomber le gouvernement Prodi après 281 jours d'activités. A ces deux voix s'est jointe celle de l'inoxydable sénateur à vie, sept fois premier ministre, Giulio Andreotti..... qui s'en est mordu les doigts : "Je ne l'a pas fait par calcul, je n'avais pas compris que sans ma voix le gouvernement tomberait". Tu parles, Jules !
Ce qui me frappe le plus dans cet événement c'est finalement la naiveté des forces réformistes italiennes, la Margherita de Rutelli, le PDS (ex-PCi) et leur entêtement à vouloir construire une alliance avec la gauche radicale (Rifondazione notamment). La naiveté et l'amnésie : c'est la troisième fois que l'extrême gauche tire l'escabeau. En 1997 refus de la financière (chez nous on appelle ça le budget), en 1998 opposition à la motion de confiance et hier sur la politique étrangère.

Ne serait-il pas temps décerner un brevet d'inaffidabilité à cette gauche de la gauche qui fondamentalement ne veut pas gouverner ? Ne serait-il pas temps de construire une majorité qui donne stabilité à ce pays mis à genoux par le quinquennat berlusconien ?


Commentaires

  1. Lors d'une élection mémorable au Conseil fédéral, n'est-ce pas la gôche de la gôche qui a fait élire, en s'abstenant, le molosse de Zürich?
    Il serait sain qu'un jour nos extrémistes renoncent à confondre slogan avec réflexion... Cela éviterait les lendemains qui "déchantent".
    Amitiés
    Pierre G.

    Posté par Pierre G. — 22 Fev 2007, 12:58


Votre commentaires :

Votre commentaire s'affichera après validation du titulaire du blog