sport et music-hall
Quelques politiciens et politiciennes m'avaient briefé lorsque je me suis lancé dans la Res Publica au début des années 90. Je me souviens particulièrement de ce député chenu qui soutenait que cette noble activité avait beaucoup de points communs avec le sport et le cirque.
Ses propos me sont revenus à l'esprit hier soir lors du débat sur l'Aéroport de Genève ; ce qui n'était qu'un dossier strictement financier et comptable s'est transformé pour les socialistes en véritable course d'orientation pour ne pas dire en concours complet.
Après avoir chaleureusement salué ce transfert d'actif en commission de l'économie, la boussole des roses s'est affolée pendant l'été puis emballée sous l'impulsion de St Rémy le Preux, chevalier d'A gauche toute, qui s'est mis à hurler à la privatisation. Sentant peut-être un referendum fumant sur lequel ils auraient pu clairement se reprofiler à gauche, les socialistes passe au pilotage automatique et s'opposent au projet en commission des finances, déposent un rapport de minorité puis un deuxième dans la Tribune.
Cette course d'orientation les amène hier devant le Grand Conseil où on assiste à un étonnant numéro de contorsionisme, mal maîtrisé, qui doit avoir déclanché un sérieux torticolis chez les élus. Il faut dire le comité directeur du cirque rose leur avait soufflé fortement dans les bronches pour qu'ils s'abstiennent de torpiller le projet gouvernemental. Mais franchement, pour retourner sa veste, point n'est besoin d'une telle gymnastique qui relève davantage du music-hall que du débat politique.
Ressurgit alors l'éternelle question léninienne "Que faire ?" pour retrouver la cohérence que ce grand parti devrait manifester plus souvent et plus clairement.
Il ne m'appartient pas d'y répondre mais si on me demandait mon avis je suggérerais de commencer aujourd'hui par une séance soutenue d'ostéopathie.....pour la psychanalyse collective on verra plus tard.
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17 Novembre 2006 à 13:16 dans
- Politique
