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TOUT PASSE........... Pierre Losio

Manque d'ambition

Après la mairie unique pour quatre ans (qu'il n'aura pas) et le Conseil d'Etat dans deux ans, c'est le Conseil Nationalque vise à moyen terme not'bon  prince Manuel Tornare. Et pourquoi pas, si entente, le Conseil fédéral ? 

Il était intéressant de prendre connaissance ce matin d'une page entière du quotidien Le Temps consacrée à celui qu'il appelle "l'homme fort de l'exécutif de la Ville de Genève". Mon propos n'est pas certes de remettre en question le succès d'estime qu' a remporté Manuel Tornare lors des dernières élections en se classant bon premier. Je conteste en revanche l'appellation d"homme fort" ; d'une part ça fait Halles de Rungis et d'autre part c'est incompatible avec la soif de visibilité, l'appétance de reconnaissance politico-affective que manifestent not'bon prince.
L'exemple d'homme fort d'un gouvernement c'est pour moi Pascal Broulis ; il mène le Conseil d'Etat vaudois avec une efficace sobriété et fait un usage parcimonieux des medias, sans coup de théâtre capricieux ni volonté manièriste de se distinguer de ses collègues : une sorte de paisible artisanat aux services des grandes oeuvres politiques. On ferait bien de s'en inspirer du côté du Palais Eynard.

Aujourd'hui (et demain l'annonce) se décidera la répartition des dicastères pour les quatre ans à venir en ville de Genève. On sait que sa seigneurerie a le regard rivé sur la route de Malagnou, siège des affaires culturelles. On sait également que certains (je devrais dire certaines) acteurs-trices du petit monde culturel genevois verraient d'un bon oeil un changement à la tête de ce département. Je suis dès lors curieux de savoir ce qu'ils-elles pensent des propos du magistrat socialiste au sujet de la Nouvelle Comédie : " Je ne suis pas sûr qu'il faille construire un nouveau bâtiment aux Eaux-Vives". Un renoncement franchement déclaré à un projet qui avait fait l'objet d'un solide accord entre les milieux du théâtre et le Conseil administratif suite à un long et fructueux processus de discussion.

Doit-on se réjouir, que pour une fois, not'bon prince manque d'ambition ?

Ah, j'oubliais !
Après sa défaite 0-6 contre la Suède, la Suisse pointe au 57ème rang du classement de l'IRB (International Rugby Board).


Vive la République !

Vendredi le Grand Conseil a accepté le principe d'une constituante

Repenser l'architecture de la maison Genève c'est plutôt enthousiasmant, non ?
A entendre la solennité du débat, la tonalité grise et pontifiante de certaines interventions on se serait plutôt cru à Saint-Georges entre amis, parents, collègues de travail attristés.

Et pourtant un magnifique chantier démocratique va s'ouvrir, réjouissant ...... surtout que rien n'est plus beau qu'un chantier surtout si c'est là que se construit la Genève de demain !

Vive la république !

Ah j'oubliais !
Dans le cadre du championnat suisse des établissement bancaires, l'UBS voit son bénéfice diminuer de plus de 5 % au premier trimestre 2007.


Le choc d'hier soir

Un AC Milan gonflé d'une folle envie de jouer terrasse Manchester United 3-0.

Ségolène Royal : un projet de société et des idées qui fondent une méthode.

Nicolas Sarkozy : un catalogue de mesures détaillées très concrètement et solidement argumentées.

La force de la France c'est qu'elle s'est toujours relevée.....mais cette fois ça urge !

Ah, j'oubliais !
C'est un plaisir de mettre en exergue la magnifique 11ème place de Roger Beuchat dans la 1ère étape du Tour de Romandie.


Tu radotes pas tant que ça !

Je vous le disais hier !

C'était un scenario que j'évoquais dans mon papier d'hier matin ; c'est déjà devenu un sujet de discussion dans la Tribune de ce matin et dans les grandes surfaces politiques de la Praille où la directrice de la Comédie et l'animateur du bazar s'en sont fait positivement les haut-parleurs et....halte je sens mon ego qui enfle (pas autant que d'autres, ça me rassure) : 

La candidature du Prince Tornare au Conseil d'Etat dans deux ans suivie d'une élection partielle (sans risques ni bagarres) en ville de Genève et l'arrivée de l'ancienne conseillère municipale, fondatrice de l'Usine et actuellement députée dans le fauteuil confortable de Monseigneur.

En fait les deux ans que Tornare passeraient aux affaires culturelles serviraient de tremplin à l'impétrante profilée. Si le monde culturel genevois est prêt à accepter un intérim sans intérêt (fût-il princier) il manque de discernement et fait preuve de faiblesse et déférence bien plate face à ce monarque qu'il attend tant (ding-dong !).
Et que pourrait-il bien faire pendant ces vingt-quatre et quelques mois, not'bon prince ? Je crains qu'il n'ait juste le temps de dire bonjour, de se présenter (ça prend du temps), de dire qu'il aime les artistes, qu'il les comprends vraiment, d'enlever son manteau et .... mais il sera déjà trop tard ; l'oiseau de passage n'aura pas l'occasion de déployer ses ailes de géant.

Reste maintenant à savoir si la pertinence des propos politiques de Mme Bisang qui plébiscite sa seigneurerie est en rapport avec l'excellence des  talents qu'elle exerce à la direction du premier théâtre genevois.
J'en doute.
Pense-t-elle vraiment qu'en un peu plus de deux ans il réussira par exemple à finaliser le projet de la Nouvelle Comédie, celui du musée d'ethno .... alors qu'en huit ans il n'a pas mené à bon port la municipalisation des crèches ?
J'en doute également et me permets de suggérer au Conseil administratif fraîchement élu de confier à son excellence les sports et la sécurité ; un peu d'exercice physique lui sera bienfaisant quand on pense à la course d'obstacles qui l'attend sur le chemin de la Tour Baudet.

-On t'a demandé quelque chose ?
- A vrai dire non ! 

Ah, j'oubliais !
Roger Beuchat s'est classé 127ème du prologue du Tour de Romandie disputé sur 3,5km à Fribourg


Un prince aux affaires culturelles ?

Tu t'en vas déjà ? (Alain Barrière)

Ce matin, un quotidien bleu, intronise en page 3 un souverain démocratique : "Tornare nouveau prince de la culture ?". Il est paraît-il beaucoup question que sa seigneurerie ambitionne de jeter son auguste manteau sur le département des affaires culturelles. Ah certes, les artistes il aime. Il y a huit ans, alors qu'il n'était qu'un élu roturier de notre cité, il dut suivre les injonctions pressantes de son parti et prendre le dicastère des affaires sociales. Lui visait la culture. On peut donc comprendre qu'il veuille transformer son dernier tour de préau en un tour de cour, bien mieux en rapport avec sa prestance.

Or il advint que not' bon prince, sur le plateau de l'animateur des grandes surfaces politiques de la Praille, annonça qu'il serait candidat au Conseil d'Etat ; on sait même qu'il n'y resterait que huit ans et on connaît le département qui l'intéresserait. Cela signifie qu'il quittera probablement le Conseil Administratif dans deux ans. N'est-ce pas faire bien peu cas de ses sujets que de les abandonner si rapidement ? Que peut-on réaliser en si peu de temps ? Bien peu de choses. Tout cela n'est pas sérieux ; le petit monde culturel genevois mérite mieux qu'un oiseau de passage, fût-il princier.

ps : à moins qu'il n'y ait derrière tout ça un scenario visant à provoquer une élection partielle en ville dans deux ans et à installer dans le fauteuil tout chaud du prince une ancienne conseillère municipale socialiste, aujourd'hui députée.      
Je radote ? Ah bon.

Ah, j'oubliais !
Dans la 12ème journée du championnat suisse de rugby Plan-les-Ouates s'est imposé 31 à 6 sur le terrain d'Yverdon.


Elections en ville de Genève

Qui a gagné ? Qui a perdu ?

Il y a quelques semaines les chroniqueurs spécialisés nous avaient asséné la ritournelle à longueur de colonnes et largeur de manchettes : "victoire du centre", "au centre toute"....   j'en passe et des moins bonnes. Il a suffi d'un gain de quelques sièges du PDC et du parti radical pour que la maïeutique médiatique porte au jour genevois un nouveau sujet politique : le centre était né. On était au mois de mars.
Ajourd'hui, fin avril, les mêmes forces politiques précitées prennent une pâtée d'une telle envergure que jusqu'à Pampérigouste on en respire le fumet et qu'est-ce qu'on lit sous les mêmes plumes ? "Nette défaite de la droite", "La droite en déroute". Mais alors où est passé le centre ? Qu'est-ce que vous en avez-t-ils fait Messieurs les plumitifs ? Votre tour de passe-passe  relève-t-il du transformisme politique par lequel vous habillez à votre guise tel ou tel parti politique ou alors avez-vous redonné à votre OVNIture sa véritable identité AOC ?

J'opine pour la deuxième solution exprimée plus d'une fois sur ce blog : le centre n'existe pas, le centre c'est la droite. Il n'y a que cette presse populaire pour agiter ce leurre et c'est surtout cette presse bleue quotidienne et gratuite hebdomaire qui sont les véritables battus de ces élections administratives. Le discrédit que ces journaux ont reproduit avec une régularité d'horloge sur le gouvernement de la Ville de Genève, alimentant les sagas, profitant sans vergogne de fuites organisées, n'a pas payé. La population n'est pas dupe ; elle sait faire la différence entre le fait politique et sa communication. Il n'est jusqu'à la surmédiatisation du chouchou radical qui finalement ne donne qu'un médiocre résultat en regard de l'engagement sans failles en sa faveur.

Le nouveau gouvernement de la cité est très clairement à gauche et ça ne m'empêche pas de prendre acte avec un étonnement grinçant du premier mensonge de la nouvelle législature avec une déclaration de Manuel Tornare : "Nous avons maintenant un gouvernement de centre gauche qui doit revaloriser l'image de la ville" !

Ah, j'oubliais !
Tous les coureurs cyclistes suisses participant à la Doyenne (Luik-Baston-Luik) ont abandonné à l'exception de Zaugg qui s'est classé 92e à 15'09'' du vainqueur. L'ami Beuchat était au repos en attendant le Tour de Romandie.


Statistiques

Genève à chaud du 2 avril au 27 avril 2007


Conseil d'Etat        total 3
Ch.Beer, D.Hiler, L.Moutinot,

Libéral            total 7
J-S.Eggly, P.Weiss, N.Fontanet (3x), C.Lüscher,

Radical            total 5
B.Favre, P.Maudet (3x), D.Cottier,

PDC            total  11
D.Bonny, G.Barazzone, G.Mettan, A-M. von Arx-Vernon (3x) F.Gilet, Ph.Glatz, Ch.Darbellay, C.Schmid, F.Forte,  

UDC            total  6
Y.Nidegger (4x), J.Pagan, Jack Yfar

MCG            total   0

Socialistes        total 13
M.Tornare (3x), S.Salerno (3x), V.Pürro, A.Berset, P-Y.Maillard, C.Brunier, R. Hammadi, A.Rodrik, A.Velasco,   

Les Verts        total  6
P.Mugny (3x), A-C.Ménetrey, A.Hodgers, U.Leuenberger,

A gauche toute        total 4
R.Pagani (4x),


Société civile :
fiscaliste, recteur UNIGe,présidente de commission Parlement européen, femmes de théâtre (3), homme de théâtre, E.Guigou, réd.chef le Matin et le Matin Dimanche, écrivain, avocat, ass.étudiants albanais, directrice TPG, commissaire scouts de Suisse, J.M. Barroso, M.Rocard, J-M. Le Pen, Jean Ziegler, con seiller de F.Bayrou, S.Royal, Mme le sautier du Grand Conseil, observatoire des pratiques policières, journaliste (3), chansonniers (2), Société pédagogique genevoise, prof uni, enseignant secondaire.


Deuxième tour

Les citations ci-dessous proviennent des discours prononcés dimanche dernier à l'issue du premier tour

Il faut que chacun puisse réaliser ses rêves (N.Sarkozy)
Il faut que chacun puisse réussir sa vie (S.Royal)

Dans ces conditions le choix est vite fait, non ?

Ah, j'oubliais !
C'est aujourd'hui qu'entre Toscolano Maderno et Arco di Trento sur 164 km que se déroule la dernière étape du Tour du Trentin....avec l'ami Roger Beuchat


Jackpot ?

Evidemment quand on ne regarde que le résultat final et comptable de l'année 2006 à l'Etat de Genève et qu'en plus on doit vendre du papier, il n'y a de meilleur titre que: "Hiler touche le jackpot".


Ca peut suffire comme information aux analystes sommaires, aux partis politiques qui manient comme instrument de lecture la courte vue et professent comme message parfois le mensonge, souvent la démagogie.

A y regarder de plus près on constate que ce boni d'exploitation (205 mo) est principalement constitué d'importants différentiels d'impôts qui concernent les années précédentes : 50 mo se rapportent à l'activité 2003 et 2004 pour les personnes physiques et plus de 150 mo ont trait à 2005 pour les personnes morales. Il s'agit de sous-estimations et on voit donc bien que l'élaboration budgétaire n'est pas une science exacte.
On peut pourtant se réjouir des excellents résultats des entreprises genevoises, principalement celles tournées vers l'exportation ( mais sans effet notoire sur l'emploi) et surtout de la maîtrise de la croissance des charges (0,63% seulement) qui relève véritablement de l'action du Conseil d'Etat et de l'administration. Rappelons qu'entre 1999 et 2003 les charges avaient augmenté en moyenne de 4,6 % et entre 2003 et 2006 de 1,1 %. C'est principalement sur les dépenses générales (train de vie de l'Etat) que l'effort a été fourni (- 6,24).

Bel et bon tout cela ! Même une incitation pour certains à réamorcer la pompe à dépenses.

Encourageant, sans plus.... avec cependant la dette qui croît de plus de 400 mo et qui indique 13,17 milliards de francs au compteur 2006. D'aucuns s'en inquiètent, d'autres pensent qu'au contraire l'importance de ce fardeau est largement exagéré et désormais accrédité dans l'opinion publique par les effets dévastateurs de la pensée néolibérale.
Un de mes amis, architecte de talent et observateur cynique, suggère avec humour des démarches pleurnichardes auprès du FMI pour l'annulation de cette dette. Plus sérieusement, je constate que chaque année ce sont plus de 300 millions que nous payons à titre d'intérêt sur cette dette et que cela représente, plutôt grosso que modo, près de 3000 emplois. Dans le contexte actuel, cette comparaison m'invite à ne pas me désintéresser de la problématique de la dette du canton.

Ah, j'oubliais !
Roger Beuchat participera au Tour de Romandie cycliste sous les couleurs du Team LPR.


Qui est-il vraiment ?

" Qu'est-ce qu'il dit, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? " (Pierre Vassiliu)

L'avantage, quand on trimballe une réputation sulfureuse, consiste pour un candidat à l'exécutif de la Ville, à attendre patiemment les questions du journaliste interlocuteur qui, enfariné comme un animateur de grandes surfaces politiques, interroge grosso-modo-ego en ces termes, le grand méchant loup sur un ton de premier communiant :
- " Mais est-ce que vous êtes-il aussi terrible qu'on le dit ? Savez-vous-t-il que vous effrayez, dit-on, jusqu'au grand leader du néolanguisme (tiens un néologisme !) genevois ? "
Il s'en amuse Saint Rémy le Preux, il minaude sous son édredon de grand-mère citoyenne, fait la chochotte sous les propos un tantinet flagorneurs, puis retrousse ses babines, fait mine de bondir mégaphone entre les crocs, se ravise et remise ses harangues et ses oreilles d'Isengrin sous l'oreiller.
Il souffle le chaud et le froid Pagani. En parfaite cohérence de communication avec la photo du dépliant de son parti où on le voit posant avec l'ex-loup C.Grobet, la vociférante S.Wenger et l'agnelle fraîchement élue Maria Casares. En parfaite cohérence encore avec un encadré du même dépliant qui nous apprend d'une part "qu'il est un homme doux, cultivé et fin" mais aussi que "c'est un homme de combat. Un pur, un dur".

Alors faux-dur et mi-mou ?

Au moment de glisser les tickets de voyage pour le Palais Eynard dans l'enveloppe, les citoyens auront médité les paroles du bon La Fontaine : "Bergers, bergers, le loup n'a tort que quand il n'est pas le plus fort. Voulez-vous qu'il vive en ermite ? ".

ps : le fait qu'il considère le "Voyage au bout de la nuit" comme le roman du XXe siècle, me le rend sympathique. Saint Rémy le Preux serait-il aller jusqu'à se compromettre avec la droite (comme le font parfois les verts félons que son parti dénonce) pour accepter qu'on pose une plaque en souvenir du passage de Céline à Genève ?

Ah, j'oubliais !
En demi-finale de la Coupe genevoise de football senior Satigny a battu Collex-Bossy 3-2.