Vite !
Le superbe billet de Ch. Gallaz . "Le sucre, la moutarde, le cornichon et Charles Poncet".
Pour aujourd'hui j'en resterai là, ça vaut mieux.
Bonne lecture !
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24 Décembre 2006 à 10:13 dans
- Ecole
Le superbe billet de Ch. Gallaz . "Le sucre, la moutarde, le cornichon et Charles Poncet".
Pour aujourd'hui j'en resterai là, ça vaut mieux.
Bonne lecture !
Conseil d'Etat : total 9 (5)
P-F. Unger (2 fois), D. Hiler (2 fois) Ch. Beer (2fois), R.Cramer, M. Müller, F. Lonchamp
Libéral : total 4 (9)
P. Müller, J-S. Eggly, E.Rey, R. Gautier
Radical : total 9 (5)
P.Broulis, S.Brandt, L.Bender, P.Couchepin, P.Maudet, Ch. Schwarz, J-R. Germanier, D. Zappeli (2 fois)
PDC : total 5 (5)
Ch. Darbellay ( 3 fois) G. Barazzone, P. Glatz
Socialistes : total 16 (8)
M. Roth-Bernasconi (2 fois), V.Pürro (2 fois) M.Tornare (2 fois), M. Leuenberger, P. Levrat
P-Y. Maillard, A.Velasco, S.Salerno, A.Rodrik, M. Calmy-Rey, C.Sommaruga, G.Savary,
J-J. Queyranne
Verts : total 3 (2)
A. Mahrer, P. Mugny, U. Leuenberger
UDC : total 2 (2)
A.Reymond, Y.Perrin
MCG : néant (3)
Extrême-gauche : néant (3)
Société civile : total env. 45 personnes
journalistes, écrivains, profs UNI, HES, hauts fonctionnaires, éditeur, médecin, acteur, réalisateur, syndicats, communauté chilienne, dessinateurs presse, pasteur, mosquée de Genève, urgence Palestine, danseur claquettes, espion, rabbin, loterie romande, directeur tv,..........)
Est-ce que cela vous a intéressé ? En tirez-vous des conclusions ?
Etat de crise ! Etat d'urgence ! Si l'on en croit un plumitif du quotidien bleu et un promoteur immobilier valaisan deux attentats viennent d'être commis en moins d'une semaine dans notre belle Romandie : l'un vendredi dernier au parlement genevois par un député libéral contre le budget de l'Etat ; l'autre hier par le gouvernement valaisan contre les intérêts de promoteurs immobiliers.
Dans un cas comme dans l'autre il y a dérapage. On ne peut délibérément jouer avec le sens des mots ; c'est perdre toute capacité de discernement que d'utiliser le terme attentat à l'égard d'un gouvernement cantonal qui veille à l'application de la lex Koller ou à l'égard d'un élu du peuple qui exprime de manière vertébrée une opinion politique et qui de plus jouit de l'immunité parlementaire. Messieurs Bretton et Fournier nous ne sommes pas à Beyrout ni à Bagdad. Il est suffisamment tragique de voir revenir quotidiennement en pages internationales ce mot terrible qui sent la mort, la ruine et le sang : attentat. L'employer sans en mesurer la portée c'est le banaliser, manquer de respect pour celles et ceux qui en sont les victimes ; ce n'est même pas un glissement sémantique, c'est carrément une faute.
........ et pendant ce temps la dinde règle le four.
On n'imagine pas combien il faut d'esprit pour n'être jamais ridicule (Chamfort)
J'aimerais comprendre : la Ville de Genève subventionne le spectacle de la Revue dont le but déclaré est de brocarder la classe politique qui déraille, l'administration qui dérape et les medias qui déconnent. Cette Revue a un producteur qui assume l'éventuel déficit du spectacle ou qui rétrocède une partie du bénéfice à la municipalité. La frange calvino-communiste du Conseil municipal décide d'une coupe de 80.000 frs dans cette subvention pour le budget 2007 (alors que quelques talibans agités-ées du côté du PS eurent un prurit qui les amena à proposer une suppression totale de la subvention). Ben voyons, zont pas besoin de tout cet argent puisqu'ils nous en retourne une partie. Raisonnement d'une simplicité et d'une évidence bolchévique.
Ne soyons pas dupes ; derrière ce coup de marteau budgétaire on entend le cliquetis de la faucille. C'est bien censure dont il s'agit. Certains sketchs (en particulier celui concernant la cheffe de la police) ont déplu ; un lobby ni vénal ni docile a pensé (quel drôle de verbe) qu'il fallait laver cet outrage. "On me l'a dit il faut que je me venge" disait le loup de La Fontaine.
Et on voudrait accréditer des arguments financiers qui justifient cette censure budgétaire ; pensez donc : 80.000 frs sur un budget d'un milliard ! Quel signe encourageant pour la trésorerie municipale.... c'est du 0,008 %.... les principes n'ont pas de prix !
Je suggère à ces trissotins et trissotines qu'ils-elles aillent au bout de leur démarche : qu'ils-elles demandent que le texte intégral de la Revue soit remis le 30 août de chaque année au soviet de la commission des arts et de la culture du conseil municipal et qu'un rapport sanctifiant le texte définitif de la Revue soit établi.
Cela aurait l'avantage de nous épargner ces ridicules chicaneries d'avant Noël et de clouer le bec aux impertinents saltimbanques de la rue Carouge.
...... notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer à tous moments de direction
(F.Picabia)
J'ai finalement terminé mon expédition spéléologique dans les couloirs, pour moi obscurs, de l'informatique, section "habillage de votre blog" ; cette excursion maintes fois tentée, maintenant réussie, m'a permis de sortir ce blog de l'anonymat que d'aucuns déploraient. Cette rénovation du haut de page permettra au visiteur occasionnel de savoir immédiatement qui s'exprime dans les lignes qui suivent et non pas à me faire reluire l'ego, vous l'aurez compris.
Que de sujets à traiter ! La force centripète qui pourrait m'amener à interrompre le circuit vélodromique et mental ne résiste pas au constat de F.Picabia.
Il faudrait parler de l'offensive d'A gauche toute contre la Revue à coups de ciseaux, ironiser sur la Droite libérale de BALC, répondre au député Cuendet qui s'exprime ce matin dans la Tribune de manière partielle donc partiale (ça peut attendre la prochaine plénière du Grand Conseil mais ça me démange), analyser le projet du DIP sur les directeurs d'établissement à l'école primaire (en opportunité et sous l'angle financier), de la mallette d'Henri (un coup de coeur), de la grise buvette du Grand Conseil où il ne manque plus qu'une affiche jaunie d'Annie Cordy ...... et de la saucisse aux choux (doit-elle vraiment frissonner à 80 degrés comme le prétend mon collègue Gautier ? Enquête en cours).
Que de pain sur la planche, de biscuits sur le blog (non, non je n'ai rien ramené de chez Suzette Sandoz)........... ca me (vous) changera des lazzis que je lance aux socialistes de façon par trop récurrente.
Bonne journée
Deux femmes ont été particulièrement à la une des medias et bien en évidence sur les écrans ces jours derniers. Si toutes deux ont un prénom commençant par la même lettre (et c'est peut-être leur seul point commun) elles ne jouent pas dans le même préau, l'une victime (innocente ?), l'autre déjà idole et bientôt icône. Je ne vous parlerai cependant ni de Sandra Borgeaud ni de Ségolène Royal, mais d'une autre femme portant également un prénom en S....... non ce n'est pas un quizz, rassurez-vous.
Jamais je n'aurais pensé qu'un jour, chère Madame, je vous consacrerais quelques lignes. Je n'ai partagé aucun de vos combats : je suis plutôt verdoyant (malgré mon âge) et vous plus proche de Regamey et de ses héritiersà la Ligue vaudoise. Droite dans votre strict tailleur (souvent beige triste) parfois éclairé d'une collerette blanche qui fleure bon la vieille droite, la droite éternelle, dangereusement précise, incisive et pugnace dans vos discours, ne lâchant rien, jamais, vous avez incarné pendant des années au Conseil national l'intransigeance du protestantisme libéral dans son expression la plus austère mais aussi la moins complexée. C'était un plaisir ramuzien de vous voir et vous entendre batailler à Table Ouverte le dimanche en fin de matinée où rarement vos adversaires ne purent déstabiliser la ténacité granitique qui se dressait devant eux. J'apprends qu'après votre retraite politique vous allez quitter l'enseignement du droit (ça vous va si bien).
Alors parce qu'un jour de 2006 vous avez débarqué dans une réunion de gôôôche pour dénoncer (si je disais courageusement ce serait vous offenser) les lois Blocher qui vous heurtaient au plus profond de vos valeurs, je vous salue Madame Suzette Sandoz, je vous souhaite une heureuse retraite et vous assure qu'aucune ironie ne se cache derrière mes propos.
Je vous avoue même que je prendrais volontiers une tasse thé avec vous et un biscuit, juste un.
C'était le slogan, il y a quelques années(et pas besoin de rajouter en arrière) des opposants à la traversée de la rade.
En inversant les termes ce pourrait être aujourd'hui celui de l'extrême -gauche : "Un cauchemard pour un milliard". En effet à peine fiancés sous l'enseigne d'A gauche toute, les différents épiscopats des lendemains qui chantent (qui avaient promis que plus jamais ils ne se chercheraient des crosses, sans rancune camarade) nous bonnissent le plus cacophonique des préludes à la prochaine votation fédérale.
Pour Les Communistes (les vrais) c'est non. Au parti du Travail, St René fait savoir qu'on s'interroge, chez Solidarités, par la voix de St Pierre, on soutient mais on est préoccupé, alors que de l'autre côté de la Versoix le mouvement unifié de St Joseph appelle courageusement à voter blanc.
Les travailleurs et les travailleuses se bouchent les oreilles, restent pensifs devant leur bulletin de vote et se demandent si les douleurs cervicales qu'ils commencent à percevoir ne sont pas causées par la lecture des versets de ce psaume musico-politique d'A Gauche Toute (AGT) qui pourrait en fait s'intituler Au Grand Torticolis.
à propos des logements en ville de Genève :
"Quand on aura résolu la crise du logement, il n'y aura plus de squatters" (Manuel Tornare)
à propos de la retraite politique de Jacques-Simon Eggly et de la P26 de triste mémoire :
"Que l'armée organise la résistance, bon. Mais que J-S Eggly se prenne pour Jean Moulin...... je m'inquiète." (Jean Cavadini).
L'épure de l'abbaye de Pontigny, le ciel d'hiver sur l'Aubrac, la puissance paisible de la musique d'Hindemith, la maîtrise lumineuse de Veronese, les chevauchées de Johan Cruyf, la fausse naiveté du piano de Thelonious Monk, quelques instants furtifs impriment en nous des émotions de toutes sortes prêtes à ressurgir en plénitude à tout instant. Et cet album, heureusement, ne cesse de s'enrichir.
J'y ai ajouté une page hier soir au stade de Gerland à Lyon où les All Blacks ont donné une formidable leçon de vie à des Bleus d'abord submergés puis foudroyés. A l'occasion de cette rencontre me sont revenues à la surface, très distinctes et presque physiques, les castagnes dans le préau des Casemates ou dans le passage Burlamachi vers la fin des années 50.
Vérité du rugby "qui réveille notre enfance par bien des aspects, et d'abord parce qu'il provoque de perpétuels affrontements pareils à ceux de nos première années." (P. Sansot) Vérité ovale de ce jeu magnifique, fondamentalement hors la loi, puisque c'est toujours le plus fort qui gagne.
Ben oui, je m'épanche....bon dimanche.
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine.
Pierre Losio