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TOUT PASSE........... Pierre Losio

Qui est-il vraiment ?

" Qu'est-ce qu'il dit, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? " (Pierre Vassiliu)

L'avantage, quand on trimballe une réputation sulfureuse, consiste pour un candidat à l'exécutif de la Ville, à attendre patiemment les questions du journaliste interlocuteur qui, enfariné comme un animateur de grandes surfaces politiques, interroge grosso-modo-ego en ces termes, le grand méchant loup sur un ton de premier communiant :
- " Mais est-ce que vous êtes-il aussi terrible qu'on le dit ? Savez-vous-t-il que vous effrayez, dit-on, jusqu'au grand leader du néolanguisme (tiens un néologisme !) genevois ? "
Il s'en amuse Saint Rémy le Preux, il minaude sous son édredon de grand-mère citoyenne, fait la chochotte sous les propos un tantinet flagorneurs, puis retrousse ses babines, fait mine de bondir mégaphone entre les crocs, se ravise et remise ses harangues et ses oreilles d'Isengrin sous l'oreiller.
Il souffle le chaud et le froid Pagani. En parfaite cohérence de communication avec la photo du dépliant de son parti où on le voit posant avec l'ex-loup C.Grobet, la vociférante S.Wenger et l'agnelle fraîchement élue Maria Casares. En parfaite cohérence encore avec un encadré du même dépliant qui nous apprend d'une part "qu'il est un homme doux, cultivé et fin" mais aussi que "c'est un homme de combat. Un pur, un dur".

Alors faux-dur et mi-mou ?

Au moment de glisser les tickets de voyage pour le Palais Eynard dans l'enveloppe, les citoyens auront médité les paroles du bon La Fontaine : "Bergers, bergers, le loup n'a tort que quand il n'est pas le plus fort. Voulez-vous qu'il vive en ermite ? ".

ps : le fait qu'il considère le "Voyage au bout de la nuit" comme le roman du XXe siècle, me le rend sympathique. Saint Rémy le Preux serait-il aller jusqu'à se compromettre avec la droite (comme le font parfois les verts félons que son parti dénonce) pour accepter qu'on pose une plaque en souvenir du passage de Céline à Genève ?

Ah, j'oubliais !
En demi-finale de la Coupe genevoise de football senior Satigny a battu Collex-Bossy 3-2.


Présidentielles françaises

Un ami vert du Vaucluse qui soutient la candidature de José Bové m'a fait parvenir cette affiche à l'humour cruel.

bové


Zürich

On extrapole à toute berzingue !

Allons bon ! Voilà qu'ils trébuchent à Zürich et que se déchaînent les analystes de tous bords pour annoncer le déclin inéluctable du parti socialiste qui touchera le fond lors des élections fédérales de l'automne prochain.

C'est aller un peu vite en besogne et ne pas tenir compte de la situation particulière dans laquelle s'est déroulé le scrutin de dimanche. D'une part le rabibochage des radicaux avec l'UDC blochérienne s'est fait sur le mode soft avec une campagne modérée qui a séduit les citoyens demandeurs d'une politique bourgeoise (non, on ne dit plus de droite) ; d'autre part un candidat PDC très populaire a drainé nombre de voix pour un parti fort discret sur les bords de la Limmat. Enfin la division des verts entre libéraux et historiques (j'ai toujours de la peine à comprendre cette notion verts de droite/verts de gauche) a paradoxalement permis au mouvement écolo de progresser très sensiblement (une quinzaine de sièges en tout). C'est ce dernier paramètre qui je crois a causé le recul socialiste : l'offre d'une sensibilité nouvelle, peu situable précisément sur l'échiquier, très ferme sur la défense de l'environnement mais sans idéologie, assise sur le bilan d'une magistrate appréciée, V.Diener. Tout cela convainc une classe moyenne à niveau relativement élevé de formation qui jusqu'à aujourd'hui votait rose plus par habitude et tradition que par conviction.

Cet accident de parcours permet aux medias trendy d'accabler le parti socialiste, d'en écorner l'image, de relever des divergences internes entre roses welsches et fritz, blèfle du bon nanan pour faire tourner la roue du moulin à illusions des partis bourgeois en vue de l'automne électoral. Un conseiller national tessinois, battant sa coulpe va même jusqu'à parler "d'un parti de fonctionnaires endormis". J'ignorais qu'en roupillant on pût se tirer une balle dans le pied.

Ces critiques, ces auto-critiques, ne m'empêchent pas de penser que le parti socialiste sera solidement présent à la rubrique total des sièges cet automne et qu'il raflera deux fauteuils le 29 avril à l'exécutif de la Ville de Genève. Pour y faire quoi et avec qui ? Il serait temps de s'en inquiéter.

Ah j'oubliais !
Lors de la 10ème journée de ligue B du championnat suisse de rugby, RC Neuchâtel Sports a battu Albaladejo Lausanne 27 à 12.


Enfin en colère !

L'impatience est un vilain défaut (Jeanne Calmant)

J'étais trop impatient ; les Femmes en colère se sont enfin manifestées. Elles (voili un pluriel bien singulier) bifferont le candidat de l'extrême-gauche oecuménique et syndicaliste lors de l'élection au Conseil administratif de la Ville de Genève. Il était inconcevable que la gauche de la gauche, porteuse des valeurs du féminisme militant (et désormais intolérant) se dédît et désignât un candidat homme dans la course au Palais Eynard. Et si en plus cela s'est déroulé par deux fois (à Solidarités d'abord puis au conclave d'A gauche toute) dans des conditions et selon des procédures démocratiques cela devient carrément intolérable.
J'attends encore, pour que mon information soit complète, la position du canal historique "Ni putes, ni soumises"........mais à en croire Radio Lavandières il y aurait des divergences et du schisme dans l'air.

Que toutes ces vicissitudes ne vous empêche pas de profiter du cabri à l'ail et de la bénédiction urbi et orbi.
Ce blog est en vacances jusqu'au 15 avril.

Ah, j'oubliais !
Au championnat du monde de hockey sur glace féminin, à Winnipeg, la Suisse a pris une râclée contre le Canada, 0-9.


Devoir électoral

J'avais signalé la parution à venir d'un courrier de lecteurs dans un quotidien du matin. Il n'est pas paru à ce jour. En accord avec son auteur, je vous le propose aujourd'hui.

En démocratie, selon l’étymologie, c’est le peuple qui dirige. Mais le peuple est, comme tout souverain, un peu paresseux. Il élit donc des représentants pour « faire le boulot » à sa place. Ces derniers - les politiques - étant censés appliquer et mettre en œuvre les désirs du premier. Les élections en démocratie sont donc l’acte civique le plus important puisqu’il organise le transfert provisoire du pouvoir du peuple vers ses élus, sur la base d’un contrat temporaire, la législature.

Or, depuis plusieurs décennies, le peuple boude les élections. Qu’il soit anticipé, facilité, ouvert aux étrangers ou même électronique, le vote n’est plus en vogue parmi la population. Ce constat est alarmant. En effet si la légalité stricto sensu des mandats électifs ne peut être remise en cause, leur légitimité – au sens plus philosophique que juridique – n’est plus du tout évidente. Ainsi, le plus important parti de la ville de Genève, le parti socialiste, avec moins de 20% des voix, ne représente que 6,2% des inscrits. Quant au parti radical, le plus faible avec ses 10% de suffrages exprimés, il ne représente que 3,1% de l’ensemble des électeurs.

Derrière ces chiffres, se cache une double question. Comment en effet le « contrat social » passé entre les deux partenaires que sont le peuple et ses élus peut-il fonctionner si l’un des deux se met régulièrement aux abonnés absents ? Et comment le peuple peut-il se retrouver dans le travail de ses représentants si ces derniers n’ont pas l’assise populaire suffisante pour justifier leur action ?

Cette situation est dangereuse. Non seulement elle ouvre la voie au mécontentement de l’opinion, mais encore, elle pousse de facto à la surenchère populiste dont certains partis font aujourd’hui leurs choux gras. Il est aujourd’hui « de bon ton » de rappeler à tout bout de champ que nous sommes dans un état de droit. Certes, mais les deux tiers des citoyens ont tendance à oublier qu’ils ont également des devoirs. Et que le premier d’entre eux s’appelle « devoir électoral. »

Pierre Gauthier


Discrimination

Où sont les femmes ? (Patrick Juvet)

Près d'une semaine après que Catherine Gaillard n'a pas reçu son dossard pour participer à la course au Palais Eynard et que c'est Rémy Pagani (dans les starting block depuis bien longtemps) qui portera les couleurs des lendemains mélodieux, la question que pose Patrick Juvet devient d'une actualité d'autant plus nécessaire qu'elle met en évidence un acte de discrimination.
Si l'on met à part les lignes tendance brosse-à-reluire de l'animateur des grandes surfaces politiques de la Praille et la prise de position sans surprise de la directrice de la Comédie qui s'en prend aux Verts, à l'extrême-gauche en oubliant soigneusement les socialistes........c'est le grand silence frisé.
Où sont les femmes ? Les chiennes de garde ? Les "Ni putes, ni soumises" ? Celles qui avaient secoué la République de communiqués en conférences de presse, d'indignations publiques en soutien à Micheline Spoerri ? Où sont-elles celles qui avaient fustigé le choix des Verts en faveur de D.Hiler au détriment de F.Bugnon ? Où sont-elles celles qui tançaient les socialistes coupables d'avoir préféré Ch.Beer à L.Maury-Pasquier ? Serait-ce parce que les canons de leurs foudres n'ont qu'un angle de tir limité qu'elles épargnent l'oecuménisme d'extrême-gauche qui a évincé C. Gaillard ?
Même pas un mot ce matin dans le Grand 8 ( sur RSR1) de la part de la "ni vénale ni docile" Salika Wenger ; pas la moindre indignation contre la mise à l'écart de C.Gaillard par l'extrême-gauche genevoise.

Cette sélectivité des colères, très courante dans la gauche de la gauche, porte un nom : c'est de la discrimination ! Les bonnets pointus de la pédagogie universitaire nous diront si elle est positive !

Ah j'oubliais !
En tennis de table féminin ligue nationale A Neuhausen a battu Wädenswil 6 à 1

Statistiques

Genève à chaud : du 5 mars au 30 mars

Conseil d'Etat total : 6
R.Cramer, M.Muller, F.Longchamp, L.Moutinot, P-F. Unger, L.Moutinot

P.libéral total : 10
P.Weiss (2x), L.Guinand, D.Magnin, N.Fontanet (2x) , A.Barbey, G.Benaïm, P.Müller, O.Jornot

P.radical total : 10
C.Camporini, O.Fiumelli, S.Brandt, C.Langenberger, P.Triponez, M.Sekkiou,
J. Maurer-Mayor, T.Aesbacher, P.Broulis, P.Maudet

PDC total : 8
P.Glatz, M.Chappuis, V.Maître, P.Petroz, F.Forte, A-M. Von Arx-Vermont,
Y.Magnin, G.Mettan


UDC total : 6
Y.Nidegger(2x), Y.Perrin, C.Buchet, P.Ehrenström, L.Andersen

MCG total : 4
E.Stauffer, D.Trachsel, R.Golay, M.Falquet

P.socialiste total : 7
M.Roth-Bernasconi, J-C.Rielle, L.Fehlmann-Rielle, F.Renevey,
M.Tornare, S.Salerno, G.Deshusses

Les Verts total : 11
R.Genner, P.Mugny, C.Haeberlin, F.Bugnon, S.De Weck-Haddad, A.Dramé, M.Contat-Hickel, H.Zbinden, A.Hodgers, M.Künzler, M.Buschbeck

A gauche toute total : 6
C.Gaillard (2x), R.Pagani (2x), J.de Haller, N.Buntschu,

Société civile : météorologue, 3 candidats hors-parti, syndicaliste police, M.Bonfanti, E.Lehmann, M.Spoerri, 3 profs uni, 3 journalistes, écrivain, A.Bisang, directrice bureau égalité, député anglais, élu Annemasse, commission fédérale contre racisme, S.Weil, chancelier GE, 2 sociologues, B-A. Lecomte, A.Comte-Sponville, directeur Léman Bleu, lauréate du Prix des femmes exilées, directeur chambre commerce/industrie GE, fiscaliste, pédagogue, réalisateur, étudiante au CO.


Une grande dame de notre village

La classe qui n'a pas d'âge, le rire en éveil, le goût assuré, une vraie présence aux autres.
Tu laisses un souvenir lumineux dans ce village des Pâquis que tu n'as jamais quitté.

Ciao Mona.
Respect et affection


Révisionnisme fromager

Tu m'dis pas ça ! (Georges Rouge)

Deux sujets m'incitaient ce matin à prendre la plume :
- la rapidité du préavis déposé par le Tribunal diocésain de Rome qui constate "les vertus et la réputation de sainteté du serviteur de Dieu Jean-Paul II" ; dossier transmis au Vatican.
- la désignation de Rémy Pagani pour représenter l'oecuménisme d'extrême-gauche au Conseil administratif de la ville et son corollaire, la très probable montée aux barricades des femmes en colère contre la non désignation de la pasionaria des artistes temporairement en révolte, Catherine Gaillard.

Mais voila que j'apprends une nouvelle qui me sidère, m'assomme, me terrasse : la fondue au fromage serait d'origine zürichoise, selon une ethnologue fribourgeoise: Comme il faut toujours se méfier de ce qu'on lit dans les journaux car cela risque d'être vrai, j'en resterai là pour aujourd'hui.

Ah, j'oubliais ! Une maigre consolation quand même :
A Melbourne, aux championnats du monde de natation, dans la demi-finale du 200m. nage libre la polonaise Jedrzejczak s'est classée 3ème en 1'56"67


Des chiffres qui méritent réflexion !

Oui, oui.

Alors qu'on parle beaucoup dans les medias de la poussée du "centre", qu'on tente d'expliquer la déroute de l'extrême-gauche, qu'on argumente sur l'arrogance des uns, la dérive des autres, un ami lecteur de ce blog me fait pertinemment remarquer que les près de 20 % obtenus par le premier parti de la ville de Genève (les socialistes) et les 10 % du parti radical "dernier" des formations ayant atteint le quorum ne représentent respectivement 6,2 % et 3,1 % des électeurs inscrits. Un beau sujet de réflexion.

Je ne peux donc que vous suggérer de guetter avec attention un courrier de lecteurs à paraître sous peu dans un quotidien du matin où ce constat chiffré fera l'objet d'un très intéressant développement.

Ah, j'oubliais !
Lors de la 9ème journée du championnat suisse de rugby Genève-Plan-les-Ouates a battu Nyon par 28 à 17.