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TOUT PASSE........... Pierre Losio

Tu radotes pas tant que ça !

Je vous le disais hier !

C'était un scenario que j'évoquais dans mon papier d'hier matin ; c'est déjà devenu un sujet de discussion dans la Tribune de ce matin et dans les grandes surfaces politiques de la Praille où la directrice de la Comédie et l'animateur du bazar s'en sont fait positivement les haut-parleurs et....halte je sens mon ego qui enfle (pas autant que d'autres, ça me rassure) : 

La candidature du Prince Tornare au Conseil d'Etat dans deux ans suivie d'une élection partielle (sans risques ni bagarres) en ville de Genève et l'arrivée de l'ancienne conseillère municipale, fondatrice de l'Usine et actuellement députée dans le fauteuil confortable de Monseigneur.

En fait les deux ans que Tornare passeraient aux affaires culturelles serviraient de tremplin à l'impétrante profilée. Si le monde culturel genevois est prêt à accepter un intérim sans intérêt (fût-il princier) il manque de discernement et fait preuve de faiblesse et déférence bien plate face à ce monarque qu'il attend tant (ding-dong !).
Et que pourrait-il bien faire pendant ces vingt-quatre et quelques mois, not'bon prince ? Je crains qu'il n'ait juste le temps de dire bonjour, de se présenter (ça prend du temps), de dire qu'il aime les artistes, qu'il les comprends vraiment, d'enlever son manteau et .... mais il sera déjà trop tard ; l'oiseau de passage n'aura pas l'occasion de déployer ses ailes de géant.

Reste maintenant à savoir si la pertinence des propos politiques de Mme Bisang qui plébiscite sa seigneurerie est en rapport avec l'excellence des  talents qu'elle exerce à la direction du premier théâtre genevois.
J'en doute.
Pense-t-elle vraiment qu'en un peu plus de deux ans il réussira par exemple à finaliser le projet de la Nouvelle Comédie, celui du musée d'ethno .... alors qu'en huit ans il n'a pas mené à bon port la municipalisation des crèches ?
J'en doute également et me permets de suggérer au Conseil administratif fraîchement élu de confier à son excellence les sports et la sécurité ; un peu d'exercice physique lui sera bienfaisant quand on pense à la course d'obstacles qui l'attend sur le chemin de la Tour Baudet.

-On t'a demandé quelque chose ?
- A vrai dire non ! 

Ah, j'oubliais !
Roger Beuchat s'est classé 127ème du prologue du Tour de Romandie disputé sur 3,5km à Fribourg


Un prince aux affaires culturelles ?

Tu t'en vas déjà ? (Alain Barrière)

Ce matin, un quotidien bleu, intronise en page 3 un souverain démocratique : "Tornare nouveau prince de la culture ?". Il est paraît-il beaucoup question que sa seigneurerie ambitionne de jeter son auguste manteau sur le département des affaires culturelles. Ah certes, les artistes il aime. Il y a huit ans, alors qu'il n'était qu'un élu roturier de notre cité, il dut suivre les injonctions pressantes de son parti et prendre le dicastère des affaires sociales. Lui visait la culture. On peut donc comprendre qu'il veuille transformer son dernier tour de préau en un tour de cour, bien mieux en rapport avec sa prestance.

Or il advint que not' bon prince, sur le plateau de l'animateur des grandes surfaces politiques de la Praille, annonça qu'il serait candidat au Conseil d'Etat ; on sait même qu'il n'y resterait que huit ans et on connaît le département qui l'intéresserait. Cela signifie qu'il quittera probablement le Conseil Administratif dans deux ans. N'est-ce pas faire bien peu cas de ses sujets que de les abandonner si rapidement ? Que peut-on réaliser en si peu de temps ? Bien peu de choses. Tout cela n'est pas sérieux ; le petit monde culturel genevois mérite mieux qu'un oiseau de passage, fût-il princier.

ps : à moins qu'il n'y ait derrière tout ça un scenario visant à provoquer une élection partielle en ville dans deux ans et à installer dans le fauteuil tout chaud du prince une ancienne conseillère municipale socialiste, aujourd'hui députée.      
Je radote ? Ah bon.

Ah, j'oubliais !
Dans la 12ème journée du championnat suisse de rugby Plan-les-Ouates s'est imposé 31 à 6 sur le terrain d'Yverdon.


Elections en ville de Genève

Qui a gagné ? Qui a perdu ?

Il y a quelques semaines les chroniqueurs spécialisés nous avaient asséné la ritournelle à longueur de colonnes et largeur de manchettes : "victoire du centre", "au centre toute"....   j'en passe et des moins bonnes. Il a suffi d'un gain de quelques sièges du PDC et du parti radical pour que la maïeutique médiatique porte au jour genevois un nouveau sujet politique : le centre était né. On était au mois de mars.
Ajourd'hui, fin avril, les mêmes forces politiques précitées prennent une pâtée d'une telle envergure que jusqu'à Pampérigouste on en respire le fumet et qu'est-ce qu'on lit sous les mêmes plumes ? "Nette défaite de la droite", "La droite en déroute". Mais alors où est passé le centre ? Qu'est-ce que vous en avez-t-ils fait Messieurs les plumitifs ? Votre tour de passe-passe  relève-t-il du transformisme politique par lequel vous habillez à votre guise tel ou tel parti politique ou alors avez-vous redonné à votre OVNIture sa véritable identité AOC ?

J'opine pour la deuxième solution exprimée plus d'une fois sur ce blog : le centre n'existe pas, le centre c'est la droite. Il n'y a que cette presse populaire pour agiter ce leurre et c'est surtout cette presse bleue quotidienne et gratuite hebdomaire qui sont les véritables battus de ces élections administratives. Le discrédit que ces journaux ont reproduit avec une régularité d'horloge sur le gouvernement de la Ville de Genève, alimentant les sagas, profitant sans vergogne de fuites organisées, n'a pas payé. La population n'est pas dupe ; elle sait faire la différence entre le fait politique et sa communication. Il n'est jusqu'à la surmédiatisation du chouchou radical qui finalement ne donne qu'un médiocre résultat en regard de l'engagement sans failles en sa faveur.

Le nouveau gouvernement de la cité est très clairement à gauche et ça ne m'empêche pas de prendre acte avec un étonnement grinçant du premier mensonge de la nouvelle législature avec une déclaration de Manuel Tornare : "Nous avons maintenant un gouvernement de centre gauche qui doit revaloriser l'image de la ville" !

Ah, j'oubliais !
Tous les coureurs cyclistes suisses participant à la Doyenne (Luik-Baston-Luik) ont abandonné à l'exception de Zaugg qui s'est classé 92e à 15'09'' du vainqueur. L'ami Beuchat était au repos en attendant le Tour de Romandie.


Statistiques

Genève à chaud du 2 avril au 27 avril 2007


Conseil d'Etat        total 3
Ch.Beer, D.Hiler, L.Moutinot,

Libéral            total 7
J-S.Eggly, P.Weiss, N.Fontanet (3x), C.Lüscher,

Radical            total 5
B.Favre, P.Maudet (3x), D.Cottier,

PDC            total  11
D.Bonny, G.Barazzone, G.Mettan, A-M. von Arx-Vernon (3x) F.Gilet, Ph.Glatz, Ch.Darbellay, C.Schmid, F.Forte,  

UDC            total  6
Y.Nidegger (4x), J.Pagan, Jack Yfar

MCG            total   0

Socialistes        total 13
M.Tornare (3x), S.Salerno (3x), V.Pürro, A.Berset, P-Y.Maillard, C.Brunier, R. Hammadi, A.Rodrik, A.Velasco,   

Les Verts        total  6
P.Mugny (3x), A-C.Ménetrey, A.Hodgers, U.Leuenberger,

A gauche toute        total 4
R.Pagani (4x),


Société civile :
fiscaliste, recteur UNIGe,présidente de commission Parlement européen, femmes de théâtre (3), homme de théâtre, E.Guigou, réd.chef le Matin et le Matin Dimanche, écrivain, avocat, ass.étudiants albanais, directrice TPG, commissaire scouts de Suisse, J.M. Barroso, M.Rocard, J-M. Le Pen, Jean Ziegler, con seiller de F.Bayrou, S.Royal, Mme le sautier du Grand Conseil, observatoire des pratiques policières, journaliste (3), chansonniers (2), Société pédagogique genevoise, prof uni, enseignant secondaire.


Vraiment très bien

Les premières 48h sans téléphone portable s'achèvent.

 

Indice de satisfaction : LaughingLaughingLaughing


Deuxième tour

Les citations ci-dessous proviennent des discours prononcés dimanche dernier à l'issue du premier tour

Il faut que chacun puisse réaliser ses rêves (N.Sarkozy)
Il faut que chacun puisse réussir sa vie (S.Royal)

Dans ces conditions le choix est vite fait, non ?

Ah, j'oubliais !
C'est aujourd'hui qu'entre Toscolano Maderno et Arco di Trento sur 164 km que se déroule la dernière étape du Tour du Trentin....avec l'ami Roger Beuchat


C'est dur d'être centriste

Qu'importe l'ivresse pourvu qu'on rapporte la bouteille à la consigne ! (trad. du sud-ouest)

La chasse aux voix dites centristes bat son plein et on ne peut guère attendre de François Bayrou qu'il donne une consigne de vote ce mercredi après-midi. Pour deux raisons symétriques je suis prêt à parier.
La première c'est que le centre, en France comme partout ailleurs en Europe, ça a toujours été la droite. Depuis le très atlantiste et anticommuniste primaire Jean Lecanuet en 1965 avec son Mouvement républicain populaire (15,57 %) des voix, en passant par le notable divers droite Alain Poher et son Centre démocrate (23,31 %), par Giscard d'Estaing (soutenu par le Centre des démocrates sociaux en 1974) jusqu'à Raymond Barre en 88 et Balladur en 95 tous deux soutenus par l'UDF. François Bayrou, s'il se prononçait pour Sarkozy, retournerait à la case départ, de fait la famille naturelle des centristes, et décrédibiliserait complètement sa démarche actuelle.
La deuxième raison : en optant pour Ségolène Royal il menace gravement l'avenir de son mouvement, du nouveau parti qu'il souhaite créer.En Ve république, on constate en effet que dans le camp de la droite le centre a toujours pu exister, avoir une visibilité, des élus régionaux, des ministres, un groupe parlementaire. Dans le camp de la gauche, le centre est rapidement phagocyté par le Parti socialiste, sa représentation et sa visibilité nationale quasi nulle (quelle est l'influence du parti radical de J-M. Baylet ?). Il ne lui est donc pas possible d'hypothéquer son destin personnel et la survie à terme du grand rassemblement des gens raisonnables dont il se dit le porteur et le futur garant.
C'est une configuration perdant-perdant dans laquelle François Bayrou ne risquera pas sa crédibilité.

Quant aux 18,86 % des voix qui se sont portées sur son nom, il semble qu'elles se reporteront par moitié sur Sarkozy et Ségolène.
Le béarnais va se retrouver bien seul à compter les bouteilles sans consigne.

Ah, j'oubliais !
L'ami Roger Beuchat s'est classé 102ème de la 1ère étape du Tour du Trentin à bicyclette.


Jackpot ?

Evidemment quand on ne regarde que le résultat final et comptable de l'année 2006 à l'Etat de Genève et qu'en plus on doit vendre du papier, il n'y a de meilleur titre que: "Hiler touche le jackpot".


Ca peut suffire comme information aux analystes sommaires, aux partis politiques qui manient comme instrument de lecture la courte vue et professent comme message parfois le mensonge, souvent la démagogie.

A y regarder de plus près on constate que ce boni d'exploitation (205 mo) est principalement constitué d'importants différentiels d'impôts qui concernent les années précédentes : 50 mo se rapportent à l'activité 2003 et 2004 pour les personnes physiques et plus de 150 mo ont trait à 2005 pour les personnes morales. Il s'agit de sous-estimations et on voit donc bien que l'élaboration budgétaire n'est pas une science exacte.
On peut pourtant se réjouir des excellents résultats des entreprises genevoises, principalement celles tournées vers l'exportation ( mais sans effet notoire sur l'emploi) et surtout de la maîtrise de la croissance des charges (0,63% seulement) qui relève véritablement de l'action du Conseil d'Etat et de l'administration. Rappelons qu'entre 1999 et 2003 les charges avaient augmenté en moyenne de 4,6 % et entre 2003 et 2006 de 1,1 %. C'est principalement sur les dépenses générales (train de vie de l'Etat) que l'effort a été fourni (- 6,24).

Bel et bon tout cela ! Même une incitation pour certains à réamorcer la pompe à dépenses.

Encourageant, sans plus.... avec cependant la dette qui croît de plus de 400 mo et qui indique 13,17 milliards de francs au compteur 2006. D'aucuns s'en inquiètent, d'autres pensent qu'au contraire l'importance de ce fardeau est largement exagéré et désormais accrédité dans l'opinion publique par les effets dévastateurs de la pensée néolibérale.
Un de mes amis, architecte de talent et observateur cynique, suggère avec humour des démarches pleurnichardes auprès du FMI pour l'annulation de cette dette. Plus sérieusement, je constate que chaque année ce sont plus de 300 millions que nous payons à titre d'intérêt sur cette dette et que cela représente, plutôt grosso que modo, près de 3000 emplois. Dans le contexte actuel, cette comparaison m'invite à ne pas me désintéresser de la problématique de la dette du canton.

Ah, j'oubliais !
Roger Beuchat participera au Tour de Romandie cycliste sous les couleurs du Team LPR.


Qui est-il vraiment ?

" Qu'est-ce qu'il dit, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? " (Pierre Vassiliu)

L'avantage, quand on trimballe une réputation sulfureuse, consiste pour un candidat à l'exécutif de la Ville, à attendre patiemment les questions du journaliste interlocuteur qui, enfariné comme un animateur de grandes surfaces politiques, interroge grosso-modo-ego en ces termes, le grand méchant loup sur un ton de premier communiant :
- " Mais est-ce que vous êtes-il aussi terrible qu'on le dit ? Savez-vous-t-il que vous effrayez, dit-on, jusqu'au grand leader du néolanguisme (tiens un néologisme !) genevois ? "
Il s'en amuse Saint Rémy le Preux, il minaude sous son édredon de grand-mère citoyenne, fait la chochotte sous les propos un tantinet flagorneurs, puis retrousse ses babines, fait mine de bondir mégaphone entre les crocs, se ravise et remise ses harangues et ses oreilles d'Isengrin sous l'oreiller.
Il souffle le chaud et le froid Pagani. En parfaite cohérence de communication avec la photo du dépliant de son parti où on le voit posant avec l'ex-loup C.Grobet, la vociférante S.Wenger et l'agnelle fraîchement élue Maria Casares. En parfaite cohérence encore avec un encadré du même dépliant qui nous apprend d'une part "qu'il est un homme doux, cultivé et fin" mais aussi que "c'est un homme de combat. Un pur, un dur".

Alors faux-dur et mi-mou ?

Au moment de glisser les tickets de voyage pour le Palais Eynard dans l'enveloppe, les citoyens auront médité les paroles du bon La Fontaine : "Bergers, bergers, le loup n'a tort que quand il n'est pas le plus fort. Voulez-vous qu'il vive en ermite ? ".

ps : le fait qu'il considère le "Voyage au bout de la nuit" comme le roman du XXe siècle, me le rend sympathique. Saint Rémy le Preux serait-il aller jusqu'à se compromettre avec la droite (comme le font parfois les verts félons que son parti dénonce) pour accepter qu'on pose une plaque en souvenir du passage de Céline à Genève ?

Ah, j'oubliais !
En demi-finale de la Coupe genevoise de football senior Satigny a battu Collex-Bossy 3-2.


Présidentielles françaises

Un ami vert du Vaucluse qui soutient la candidature de José Bové m'a fait parvenir cette affiche à l'humour cruel.

bové