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TOUT PASSE........... Pierre Losio

Cave canem !


.......... que faire ? (Lénine)

La pétition forte de plus de 30.000 signatures remise en Chancellerie genevoise par les amis de nos amis les chiens devrait voir le périmètre de liberté qu'elle défend, sévérement restreint sur le territoire hélvétique et même en dehors de nos frontières pour une espèce particulière.

Vient en effet de s'inviter sur la liste des molosses potentiellement dangereux la race du Toph-Bloch assez répandu en suisse alémanique et dont un exemplaire agrémente la vie politique suisse et celle du Conseil fédéral par ses aboiements et ses espiègleries.
Mère Patrie vient de l'emmener en voyage du côté du Bosphore où, nous dit-on il s'est mal conduit. Non content de s'être roulé dans la sciure aux pieds du gouvernement d'un pays qui persiste à nier sa responsabilité dans le génocide arménien, il s'est ensuite, pris de maux de ventre, soulagé sur le Code pénal suisse (précisément l'art 261 bis) dont il est institutionnellement le cerbère.
Les parlementaires fédéraux, la presse nationale entonnent la mélodie léninienne mais "que faire ?" de ce Toph-Bloch dont la laisse n'est jamais assez longue quand il s'agit d'attenter aux valeurs et aux textes essentiels de la nation.

Si j'ai bien compris on ne pourrait qu'attendre l'automne 2007 et les élections au Conseil fédéral pour le renvoyer définitivement dans sa niche dorée sur la rive droite du lac de Zürich.
Dans cette attente je suggère qu'on ajoute à la liste des canidés dangereux pour la démocratie le Toph-Bloch et qu'en dehors du Palais Fédéral, lors de ses divagations (au sens strict du terme) lui soit imposé le port de la muselière.

En vrac

..... des éléments d'actualité pour un débat nécessaire.... mais possible ?

Christophe Blocher de voyage en Turquie regrette que deux ressortissants turcs soient poursuivis en Suisse pour avoir nié le génocide arménien. Il souhaite que soit réexaminée la loi antiracisme en vigueur dans notre pays.

Une centaine de parlementaires égyptiens demandent l'interdiction du film "Palazzo Yacoubian" tiré du roman de Ala Al Aswani qui traite de la relation homosexuelle entre un journaliste et un jeune soldat ; le roman est devenu le principal best-seller du monde arabe après le Coran.

On a procédé à l'hôpital Regina Margherita de Turin à la première circoncision rituelle au frais des services sanitaires. "On a voulu éviter que des enfants étrangers tombent entre les mains de "charcutiers"avec tous les risques d'infection que cela comporte" déclare l'assesseur à la santé. L'accès gratuit à la circoncision rituelle est offerte dans le Piémont aux juifs et aux musulmans. Les premiers préfèrent s'en remettre aux médecins privés.

Selon sa directrice, Kirsten Harms, le théâtre de l'Opéra de Berlin pourrait remettre à l'affiche l'Idoménée de Mozart qui avait été retiré du programme après les menaces exprimées par certains groupes islamistes.
A ce propos le chef d'orchestre Daniel Barenboim observe que "limiter par peur sa propre liberté d'expression est aussi peu concluant que d'imposer son propre point de vue par la force martiale".

Qui va décider ?

L'article de P.Kunz sur l'association Exit et une décision adminstrative des HUG concernant la fin de vie des malades m'a incité à traduire un papier que Michele Serra a publié dans un grand quotidien européen.

Un homme paralysé veut mourir. Un autre homme paralysé veut vivre. La différence fondamentale entre les deux c’est que l’homme qui veut mourir ne le peut pas. Le poignant antagonisme entre ces deux hommes souffrants, tous deux nos frères, est le résumé parfait de ce qui sépare l’éthique religieuse et l’éthique laïque. Le choix individuel de survivre devient pour l’éthique catholique un devoir, une obligation pour les autres aussi, alors que le choix de se donner la mort parce que la vie est insupportable ne peut d’aucune manière empêcher le désir des autres individus de vivre à outrance. De même le divorce ne contraint personne à divorcer, l’avortement n’oblige personne d’avorter, l’union entre homosexuels-elles ne nous amène pas à devenir gay ou lesbienne.

Cette brève liste vous semble-t-elle paradoxale et provocatrice ? Elle est parfaitement illustrative d’un état de fait : l’éthique religieuse voudrait étendre à tous et à ceux qui ont des opinions différentes, les choix d’une partie seulement de la société. L’éthique laïque consent aux individus des choix non-conformes sans pour autant empêcher les croyants de vivre et de mourir selon leurs convictions.

L’homme qui voudrait mourir ne pense pas un seul instant que son mode de penser et de souffrir soit valable pour les autres. Que l’homme qui veut vivre sache, en revanche, que sa façon de voir est une loi imposée à tous.


Allo

Après le scandale du football qui a animé l'été, l'Italie a abordé la rentrée avec celui des écoutes téléphoniques illégales dans lequel seraient impliqués Telecom, Pirelli et des hommes du SISMI (services secrets).

Le dessin est de Giuliano in La Repubblica

Allo, qui m'espionne ?


Devinette

Le Matin Dimanche source du savoir !

" Il est affectueux, sportif, nerveux, plein d'énergie et intelligent ." Il paraît même qu'il aurait une conscience.

Mais qui peut-ce être ? Donnez votre langue au chat et vous saurez qu'il s'agit de Spoky, le chien du conseiller administratif Manuel Tornare.

Franchement, on n'en a rien à cirer !


Ding-ding-ding

Benoît XVI s'est-il censuré ?

La sonnette de la contrition a tinté trois fois : Sa Sainteté a finalement renié le Manuel II Paléologue qu'il avait cité le 12 septembre à Ratisbonne, il s'est rétracté et il a présenté ses excuses aux ambassadeurs des pays musulmans à Castel Gandolfo (qui est moins éloigné de Rome que Canossa).

Il a en somme administré la preuve que la peur de l'Islam limitait notre liberté d'expression jusqu'à celle même du pape. C'est aussi l'évidence d'un paradoxe car en fait, pour les laïques dont je suis, la liberté d'expression n'a rien à voir avec les discours du successeur de Saint-Pierre. Le pape ne peut pas dire ce qu'il veut ; il n'est autorisé à dire que ce que la religion chrétienne lui permet de dire, à savoir des vérités fondamentales établies notamment dans les Saintes Ecritures. Ces vérités pour un laïque sont la fin du parcours alors que pour un croyant le parcours commence par la vérité, le chemin n'étant plus qu'une divagation au sens strict du terme. La religion, fondamentaliste ou pas, s'oppose toujours à liberté d'expression, à la liberté de recherche scientifique, à la liberté sexuelle, à la liberté de pensée. Le pape sait bien que sa liberté d'expression est limitée et il sait aussi que pour limiter la liberté d'expression son Eglise a inventé l'hérésie.

"Toi qui connais la fin du film, dis Marylin, est-ce un baiser ?"

merci à F.M. pour son éclaraige avisé sur le sujet

Au secours !

Il paraît qu'on dit racisme ordinaire......

- "Pronto ? 118 ? Mi manda presto qualcuno, l'ambulanza ! Mio figlio e stato colto da un malore."
On imagine aisément l'anxiété de cette femme qui vient d'appeler le sevice médical de secours suite au malaise qui vient de frapper son fils.
Sirènes, enfin l'ambulance arrive. Se présentent à l'adresse indiquée un secouriste et en blouse blanche une doctoresse originaire du Congo (ça se voit ).
- "Allez-vous en ! Les nègres vous êtes des ignorants, pas question que vous approchiez mon fils. Je veux un autre médecin !" .... la porte se referme, l'ambulance repart

Ca s'est passé ce week-end à Taranto, ville de 240.000 habitants dans les Pouilles, en Europe, à moins de 2h d'avion de Genève.... et c'est vrai.


Un dimanche de septembre

Je me souviens......

Je me souviens avoir "mis" des notes pendant plus de trente ans
Je me souviens que si je n'en avais pas "mis" ça n'aurait rien changé
Je me souviens avoir milité pour la suppression des prix scolaires et pour les UCE (unités coopératives d'enseignement) il y a trente ans
Je me souviens du jour où j'ai reçu le "P'tit bleu" dans la salle des maîtres de mon école
Je me souviens que la rénovation était une démarche généreuse
Je me souviens avoir pensé et clamé que sans moyens supplémentaires cette rénovation aurait de la peine à réussir
Je me souviens du doute de certains de mes collègues
Je me souviens de l'enthousiasme de certains de mes collègues
Je me souviens qu'il y avait beaucoup de séances et que certains de mes collègues auraient légitimement préféré manger à midi en famille
Je me souviens que peu à peu ceux qui doutaient ont été diabolisés
Je me souviens de l'influence toujours plus accrue des bonnets pointus de l'Université
Je me souviens qu'il manquait un-e pilote crédible dans l'avion de la rénovation
Je me souviens qu'il manquait une colonne vertébrale solide et crédible à la direction de l'enseignement primaire
Je me souviens que l'onanisme projectuel était encouragé
Je me souviens de la multiplication des systèmes différents dans les écoles du canton
Je me souviens qu'on se souciait peu de l'unité de l'école républicaine
Je me souviens que les talibans sont apparus dans chaque camp et que l'autisme s'est répandu
Je me souviens de l'intransigeance suffisante de la majorité de droite du Grand Conseil sur ce dossier
Je me souviens que le peuple vient de plébisciter l'initiative d'ARLE
Je me souviens que le président de la SPG trouve arrogant qu'ARLE s'invite à la table des négociations en vue de la rentrée 2007
Je me souviens avoir appris que le peuple a toujours raison (j'aime ce magnifique lieu commun)
Je me souviens m'être interrogé sur la responsabilité de mon syndicat, de son comité, de son président
Je me souviens que la pédagogie n'est pas une science exacte


Je me souviens avoir fait un beau métier
Je me souviendrai de ce 24 septembre


Retrouver Chamfort

Avoir 20 minutes devant soi, laisser filer ses yeux le long des rayons de la bibliothèque, extraire un ouvrage un peu oublié, feuilleter.

La Nature ne m'a point dit : "Ne sois point pauvre", encore moins : " Sois riche " ; mais elle me crie " Sois indépendant ".
Il en est du bonheur comme des montres ; les moins compliquées sont celles qui dérangent le moins.


Question impertinente ?

......allons donc.
Lors de la première émission de "Genève à chaud sur Léman Bleu", le démonstrateur de grandes surfaces en charge de l'animation avait demandé au Conseiller d'Etat Charles Beer si, au soir du 24 septembre en cas de défaite, il envisageait de démissionner.

Plus l'échéance approche et plus je me dis qu'il serait vraiment pertinent de poser cette question à celui qui a mené le combat au nom des enseignants : "Monsieur Baud, président de la Société Pédagogique Genevoise, pensez-vous à démissionner si le peuple donnait une majorité de voix en faveur de l'initiative d'ARLE ?".
Etant encore membre cotisant de ce syndicat, je me sens autorisé à lever le doigt et à interpeller le chef suprême.

Mais bien évidemment, en cas de victoire du 2 x non, on saura que définitivement que le leader maximo des instituteurs-trices est infaillible, comme Benoît XVI.