En suspens
Ce blog est momentanément suspendu pour cause de maladie.
A tout bientôt.
p.l.
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25 Janvier 2007 à 09:33 dans
- Ecole
Ce blog est momentanément suspendu pour cause de maladie.
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p.l.
Alors que la récupération constitue l'activité principale des Compagnons d'Emmaus, la République française (restée fille de l'Eglise) récupère et s'approprie l'abbé Pierre. Symbolique paradoxe !
Salut l'abbé et respect. Merci pour l'exemplarité et l'humanité de ce parcours de vie.
Il est peu plaisant d'apprendre les nouvelles difficultés que rencontre La Bâtie-Festival de Genève, une manifestation majeure dans le domaine de la création artistique. C'est le deuxième directeur qui jette l'éponge en deux ans. Que se passe-t-il au sein de cette historique "institution culturelle" qui fête cette annéé son 30ème anniversaire. Pas de mélancolie de ma part mais un parcours que j'ai eu la chance de partager avec de nombreux artistes et quelques fortes personnalités de la vie culturelle genevoise qui y ont investi de l'énergie, de la ténacité, du talent programmatique et certaines compétences dans la négociation avec les pouvoirs "subventionneurs".
Ne s'agirait-il pas justement d'un problème de culture, de connaissance réelle de l'histoire de ce festival ? Force est de constater que la greffe n'a pas pris avec les deux derniers directeurs. Si des divergences ont apparu avec ceux que j'appellerai deux responsables historiques Jean-François Rohrbasser (secr. général) puis André Waldis (directeur) et certains milieux associatifs, il n'en demeure pas moins qu'ils avaient une perception concrète de la réalité artistique genevoise, personnelle certes, mais indéniablement véritable et basée sur des expériences. "C'est en allant vers la mer que le fleuve respecte sa source " disait Jaurès.
Peut-être le comité en charge de ce qui s'appelait "Festival des associations culturelles genevoises" serait-il inspiré de mener une réflexion de fond sur l'histoire de la Bâtie et lui redonner un ancrage et des perspectives clairement identifiables pour un public souvent désorientés ces dernières années. Non ! il ne s'agit pas de retourner jouer aux Indiens dans le Bois mais de renforcer la crédibilité d'un événement qui a été sévèrement attaqué sur les bancs du Conseil municipal lors des débats budgétaires de décembre dernier.
Tout chantier de remise en question est un signe de santé. Puisse cet appel dans lequel se reconnaîtront certainement de nombreux spectateurs et acteurs de ce Festival être entendu.
Un collègue du Grand Conseil utilise une autre expression plus triviale et douloureuse pour commenter la "bonne nouvelle" que le Conseil d'Etat a annoncée hier par la voix de MM. Moutinot et Müller ; comme ce blog passe peut-être sous les yeux des enfants je vous en fais grâce.
Or donc, le Stade de Genève ne sera pas vendu aux enchères ; la dette de 11,7 mo qui faisait l'objet d'inscriptions définitives d'hypothèques légales par jugement du Tribunal de 1ère instance au début 2004 a été négociée avec le créancier Zschokke (devenu Implenia Real Estate SA) à hauteur de 11 mo et payée à fin 2006. Soupir de soulagement chez les sportifs ! On imagine volontiers Jelmoli et le Crédit Suisse partenaires de la première heure mettre la main au gousset. Que nenni mon bon Monsieur ! Il n'y a plus une personne privée à la Fondation du Stade de Genève ; il ne reste que l'Etat et la Ville de Lancy.
On se souvient qu'un referendum municipal avait interdit à la Ville de Genève d'avancer 2,5 mo pour payer une partie de la dette précitée. Trop d'argent public a déjà été englouti avait dit le peuple ( 46,2 mo pour l'Etat + 1,3 mo annuel pour le fonctionnement de FSG, 3 mo pour la Ville de Genève, 5 mo pour la Confédération, 6 mo pour la Ville de Lancy).
Mais qui donc a réussi à trouver 11 mo pour régler cette dette menaçante depuis le temps qu'elle traînait ? C'est le FEC ! Non il ne s'agit pas d'un investisseur à l'accent provençal mais du Fonds d'équipement communal. Mais ça ressemble furieusement à de l'argent public ? C'en est. Le FEC auquel l'Etat a ponctionné quelques millions en juin 2006 (vote du GC) est composé de 9 membres : 2 conseillers d'Etat, 1 conseiller administratif de la ville de Genève et 6 magistrats de l'ACG (association des communes genevoises présidée par l'influent maire de Lancy). C'est ce fonds qui a été sollicité pour verser 11 mo à la Fondation du Stade afin qu'elle s'acquiite de sa dette.
Comme il n'y a pas de projet de loi pour le transfert de cette somme, le Grand Conseil est tout aussi impuissant que le peuple. Ce tour de passe-passe est imparable, inattaquable juridiquement. Il manquera certes 11 mo de recette dans les comptes de l'Etat 2006 mais ce qui plus navrant c'est le déficit démocratique qui saute aux yeux de tous les observateurs. Certains s'en accomodent : "on aurait pu trouver mieux", "pas très élégant mais efficace". D'autres sont nettement plus contrariés (les Verts et la gauche) mais hélas ils ne peuvent pas agir concrètement.
Ce qui est piquant de constater c'est que l'ACG (que préside l'influent conseiller administratif de Lancy) est largement majoritaire au sein du Fonds d'équipement communal qui verse 11 mo à la Fondation du stade...... et qui est-ce qui siège au sein de cette fondation ?...... vous n'en serez pas surpris, l'influent conseiller administratif de Lancy. Je n'insinue rien, j'évoque !
Blèfle c'est une situation très favolable (comme écrivait Perec) pour l'avenir du Stade de Genève mais le processus démocratique subit un tackle sévère qui vaut pour le moins un carton.
Au fait, M. le ministre des finances, qu'est-ce que vous en pense-t-il de tout ça ?
S'il est une "institution" qui mène une activité exemplaire sur le terrain de la plus grande précarité c'est bien la Coulou. Alors qu'elle avait fêté un bien bel anniversaire à l'entrée de l'hiver, elle vient d'être sévèrement frappée par le sort puisqu'un incendie s'est déclaré en ses locaux la nuit dernière mettant à la rue ses occupants et laissant une vie dans les décombres.
La municipalité s'est immédiatement mobilisée et a ouvert l'abri PC de la rue de l'Encyclopédie pour recueillir les sinistrés. Aujourd'hui une solution transitoire de relogement a été trouvée par Noël et Esther dans d'autres lieux dépendant de la Coulou.
L'abattement se lisait pourtant sur tous les visages cet après-midi au Jardin de Montbrillant. Dans l'attente de voir renaître la vie et l'espoir in situ à la Jonction, j'adresse à toutes celles et ceux que le malheur frappe doublement ce message de solidarité.
S'il est une "institution" qui mène une activité exemplaire sur le terrain de la plus grande précarité c'est bien la Coulou. Alors qu'elle avait fêté un bien bel anniversaire à l'entrée de l'hiver, elle vient d'être sévèrement frappée par le sort puisqu'un incendie s'est déclaré en ses locaux la nuit dernière mettant à la rue ses occupants et laissant une vie dans les décombres.
La municipalité s'est immédiatement mobilisée et a ouvert l'abri PC de la rue de l'Encyclopédie pour recueillir les sinistrés. Aujourd'hui une solution transitoire de relogement a été trouvée par Noël et Esther dans d'autres lieux dépendant de la Coulou.
L'abattement se lisait pourtant sur tous les visages cet après-midi au Jardin de Montbrillant. Dans l'attente de voir renaître la vie et l'espoir in situ à la Jonction, j'adresse à toutes celles et ceux que le malheur frappe doublement ce message de solidarité.
.... les rues de la ville, les alentours de la rade sont peuplés de petits groupes de maillots rouges débonnaires, contents d'être là , irlandais impatients de se rendre tout à l'heure à la Praille pour "supporter" leur équipe, championne d'Europe de l'ovale, Munster.
Pas besoin de dispositif de sécurité, pas de hooliganisme car "le rugby est une fête" disait Jean Gachassin, enfant de Bigorre, inoubliable étoile du F.C. Lourdes et du XV de France. Confirmation cet après-midi.
......... et hier sous le doux soleil hivernal le magnifique envol de la grue cendrée au-dessus des étangs le long de la Seymaz.
Petits bonheurs précieux
Décidément les propos suffisants de l'économiste-écrivain-penseur Guy Sorman sur RSR 1 l'autre soir m'ont agacé. Claude Haegi qu'on n'attendait pas si motivé pour défendre planète lui a passé la bordée qu'il méritait (cf blog du 28/12).
L'Union européenne vient de publier l'étude "Peseta" (commandée par la Commission Européenne) sur "le coût de l'inaction en matière de changement climatique". Ce rapport devrait accompagner un train de mesures énergétiques que la Commission Européenne va proposer aux gouvernements afin d'obtenir une réduction drastique des émissions d'anidride carbonique et autres gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète.
Je reviendrai plus longuement sur ce rapport mais me bornerai pour aujourd'hui à remarquer que sont déjà en fleurs :
- les cerisiers à Central Park
- les mimosas en Ligurie
- les amandes dans l'Agrigentin (Sicile)
- les primevères sur les collines d'Emilie
Les plantes troublées par ce "drôle de climat" germent avec anticipation et oublient de rester en latence végétative.
Et les animaux ? Juste deux faits :
- une femelle ours et ses deux petits ont été observés sur une piste de ski alpine alors qu'on est en pleine période d'hibernation ; s'agit-il de somnambulisme ?
- pendant dix mille ans, le chat sauvage n'avait jamais dépassé l'imaginaire ligne Maginot qui va d'Ancona à Piombino ; ces cinq dernières années il envahit l'Italie du Nord.
C'est avec ces exemplaires détails qu'on peut prendre la mesure du désastre qui se profile à l'horizon de la fin du siècle.
Bon dimanche quand même !