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TOUT PASSE........... Pierre Losio

Péage urbain

Attendre et voir

Alors que le particules fines :

   - constituent de graves atteintes à notre système respiratoires : toux, bronchite, asthme
   - engendrent des troubles de notre système cardiovasculaire
   - causent la morts de 3700 personnes par année en Suisse

et que la norme OPAIR journalière maximale (50mg/m3) a été dépassée plus d'une dizaine de fois depuis le début 2008 dans notre cité, le mouvement Transport et Economie hurle au scandale et dénonce la prochaine faillite des commerçants du centre ville, la nouvelle pression fiscale, la discrimination sociale que constituerait l'instauration d'un péage urbain. 

Ces intégristes du vroumvroum ne feraient-ils pas mieux d'attendre les résultats de l'étude que souhaite lancer la Ville de Genève et se féliciter de l'initiative que prend cette horrible municipalité truffée d'écolos et de gauchistes ? Il est bien possible que cette étude démontre qu'un péage urbain, pour une ville de la taille de Genève, ne résoud en rien les problèmes de circulation et s'avère un investissement  onéreux par rapport au résultat attendu.

Je n'ai pas d'avis définitif sur la question ; elle mérite d'être explorée sans dogmatisme. Ce dont je suis certain en revanche c'est que la santé n'a pas de prix et..... que la circulation ça rend sourd.   


Le diable, l'eau bénite

....et la minestra

Il apparaît clairement que la victoire aux élections italiennes d'avril prochain ne peut échapper au Popolo della Liberta, la nouvelle "chose" de Berlusconi ou peut-être au Partito Democratico, la nouvelle "chose" née à gauche de la fusion des catholiques et des ex-communistes, avec Walter Veltroni, maire de Rome, comme leader. Ce nouveau parti qui s'autoproclame moderne, réformiste et européaniste, s'il veut avoir une chance de l'emporter, doit élargir son bassin électoral et incorporer ou absorber d'autres forces politiques. C'est ce qu'il a fait avec le mouvement animé par le juge Di Pietro "Italie des valeurs" et qu'il vient de faire avec le petit parti radical, champion de la laicité et  très libertaire sur les problèmes de société. Et là le bât blesse ; on entend fortement tousser la frange la plus catholique teodem du Partito Democaratico qui va de voir vivre sous le même toit que Marco Pannella et Emma Bonnino initiateurs du referendum sur le divorce, défenseurs de la loi sur l'avortement, de la pilule du lendemain et du partenariat enregistré pour les couples homosexuels. Cette coexistence ne semble en revanche pas poser de problème aux radicaux puisque pour entrer dans le nouveau Parti Démocrate ils ont accepté de renoncer à leur symbole politique.... en échange de 9 candidatures confortables, d'un peu plus de 3 mo d'euros pour leurs frais de campagne et d'un marocain ministériel pour l'ancienne commissaire européenne Emma Bonnino.
Libertaires ces radicaux..... mais pas insensibles au fumet du minestrone !

ps : on ne peut assimiler les radicaux italiens au parti radical genevois ou helvétique ; il s'agit de deux cultures politiques différentes    


Le futur de l'énergie

Insérez un jeton

 


Lasciatemi cantare

..... e lasciatemi pensare !

"Je certifie sous ma propre responsabilité n'appartenir à aucun parti politique, n'avoir aucun mandat électif. Je m'engage à n'avoir aucun comportement et à ne faire aucune déclaration qui puisse d'une manière ou d'une autre influencer dans un sens ou dans un autre le vote des électeurs appelés prochainement aux urnes"
C'est à peu de choses près le texte que doivent signer les invités et artistes qui participeront dès aujourd'hui au très célèbre et médiatique Festival di San Remo, grande messe de la chanson italienne.

On croit rêver ! Et bien non il s'agit simplement de respecter la fameuse Par Condicio qui régit le temps de parole politique en période électorale et les italiens vont justement voter au début avril. Le plus piquant dans cette incroyable histoire d'exigence imposée aux chanteurs et chanteuses transalpins c'est que la star Jovanotti invité vendredi a San Remo a écrit "Mi fido di te" (J'ai confiance en toi) une chanson qui est diffusée (et reprise en coeur par l'assistance) à l'issue de chaque meeting de Walter Veltroni, leader du nouveau Partito Democratico et principal adversaire de Silvio Berlusconi.

J'aimerais bien savoir ce qu'on va me faire signer avant de passer aux Coups de coeurs d'Alain Morisod ! 


T'as lu ce matin ?

Deux titres relevés textuellement dans la presse quotidienne ce vendredi :

" Robert Cramer épinglé par la Cour des comptes "
"La Cour des comptes épargne Robert Cramer "
!!!!!!!!
Comme quoi il faut toujours se méfier de ce qu'on lit dans les journaux ; parfois ça risque d'être vrai !


Lessive

...pour des listes propres.

On parle peu des élections qui vont se dérouler début avril chez nos voisins italiens. La campagne a commencé lentement pour le Cavaliere Berlusconi sûr de son affaire, de son retour au pouvoir, confiant dans "ses" sondages. Il connaît cependant quelques difficultés à constituer ses listes car l'appât de marocains ministériels fait confluer vers la "casa della liberta" devenue par la volonté de sua emmitenza "il popolo della liberta" nombre de politiciens située au centre politique d'un clientélisme douteux.

C'est cette classe politique précise que dénonce sans relâche sur son blog le Coluche transalpin Beppe Grillo en invitant les partis à renoncer de présenter sur leur liste des candidats-tes ayant été inquiétés par la justice ( généralement pour corruption, concussion, abus de biens sociaux). Le principal adversaire de Berlusconi, leader du Parti démocrate Walter Veltroni, ci-devant maire de Rome, s'y est engagé. A ce jour on ne sait pas encore si le magnat des medias transalpins en fera de même. Ce serait un signe de courage politique qui pourrait remobiliser le civisme et rendre une crédibilité aux institutions iitaliennes que le tsunami de Mani pulite au début des 90 n'avait pas encore complètement assaini.

.......vedremo !  


Garçon !

L'addition s'il vous plaît.

Ainsi donc c'est donc le Fonds d'équipement communal qui a contribué une fois de plus au financement du Stade de la Praille. En 2006 ce sont 11 mo qui ont été versés à la Fondation du stade par les communes. Ce procédé permettait d'éviter un passage devant le Grand Conseil avec une demande de crédit et d'encourir un probable referendum.
Aujourd'hui pour régler une facture TVA de 800.000 frs et les énièmes travaux complémentaires à hauteur de 7,8 mo l'Association des communes genevoises, conscientes de l'intérêt supérieur que représente l'Euro 2008, accepte de passer à la caisse une fois de plus.
A l'origine, ce grand projet pour Genève (oui, oui, j'ironise) devait coûter 60 mo. Pourrait-on  connaître maintenant le montant total dépensé par les collectivités publiques (Etat de Genève, Ville de Genève, Lancy et les autres communes genevoises) pour financer ce bel objet du désir sportif collectif ?

- Vous pouvez garder la monnaie, garçon ! 


Quota si

.... quota no

Oups ! J'ai failli avaler mon croissant de travers ce matin en apprenant que la section ville de Genève du parti socialiste pourrait renoncer au principe de parité sur les listes électorales sous prétexte que cela empêcherait une double candidature féminine en 2011 pour le Conseil administratif.

D'aucunes auraient-elles déjà les chaussures à pointes lacées et pris position dans les starting block ?
 
 J'en déduis :  que les grands principes s'usent au contact des ambitions
                     que le GPS (grand parti socialiste) est certain de conserver ses deux sièges au Palais Eynard
                     que not' bon prince Manuel Tornare va demander une dérogation pour un quatrième mandat
                     
  


Merci Monsieur

..... vous avez donné tant de bonheur !

Bien sûr, tout le monde a fredonné "Zorro est arrivé", "Le travail c'est la santé" ou d'autres scies qu'il a commises dans les années 70-80. Du travail alimentaire qui lui permit de rebondir après la vague yé-yé qui l'avait un peu mis à l'ombre. On aurait tort de ne garder de lui que le souvenir de ces tubes bêtifiants qui ont inondé les ondes radio et les plateaux des variétés télévisées. En effet après avoir tenu la guitare chez les Collégiens de Ray Ventura, il a, dans les années 50 été l'auteur de chansons magnifiques...."Quand je monte, je monte, je monte chez toi", "un petit souper aux chandelles", "Syracuse" ciselées dans la tendresse et la douceur" ou  carrément décoiffantes comme "Trompette d'occasion". Sa collaboration avec Boris Vian et Michel Legrand (alias Vernon Sinclair et Mig Bike) a scellé dans l'histoire le premier 45 trs de rock and roll français avec une superbe pochette noir et rouge (fontana 460.518) sur laquelle il se défait de sa chemise blanche ; ce disque collector est simplement un bijou. On y entend notamment sur un rythme ternaire  "Rock and roll mops" ou "Va t'faire cuire un oeuf, man"  et j'vous promets que ça arrache !

Il se plaisait à dire qu'il avait "perdu" une vingtaine d'années de  sa vie à jouer aux boules. On le retrouvait toujours sur les jeux des Vernets à l'occasion du Bol d'Or de pétanque en février qu'il animait de sa gouaille et son rire.
Ce rire que j'entends encore quand à l'issue d'une partie de gentlemen à Millau dans l'Aveyron où nous lui avions infligé un très sec 0-13 il s'écriait : "Prendre un fanny, d'accord....mais par un suisse......c'est le comble !".

Faut rigoler..... faut rigoler....
Salut Henri !    

Justice

.....et pourtant

Ainsi le Tribunal de police a blanchi Roger Beer de toutes les accusations qui pesaient contre lui. Il n'a pas donc pas géré de manière déloyale les intérêts publics lorsqu'il était à la tête du Service des Espaces Verts et  de l'environnement, carte de visite prestigieuse de la ville de Genève, qui lui avait valu une certaine notoriété (Floralies, concours des roses etc...) et une large visibilité médiatique. A tel point que d'aucun en avait pris ombrage au conseil administratif.

L'affaire Beer avait comme par hasard envahi les journaux quelques jours avant que le parti radical ne désigne son candidat pour le gouvernement de la cité il y a quelques années et le directeur du SEVE avait trébuché pour quelques voix. 
Il n'est pas coutumier de commenter les décisions de justice et pourtant........ celle-ci laisse un goût amer, un sentiment d'inachevé ; car enfin, on a sali l'honneur de cet homme, il a perdu son emploi, sa carrière politique a été interrompue. N'aurait-il pas été intéressant de savoir qui avait ourdi cette sombre machination, qui avait organisé les fuites dans la presse, bref qui avait intérêt à nuire à l'alors directeur du SEVE ?

- Vous me prenez pour un naïf ?
- Rassurez-vous j'ai une idée assez précise sur la question....... et vous aussi du reste car personne, dans la République, ne doute qu'il s'agissait d'un coup bas politique.