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TOUT PASSE........... Pierre Losio

A mi-parcours

.... un pack constant dans l'effort

Au pays d'Ovalie sa taille lui aurait permis, en deuxième ligne, de capter un bon nombre de ballons dans
les remises en touche. Sa carrure pourrait incarner un percutant troisième ligne ne craignant ni les plaquages ni les tampons.
Mardi David Hiler était en première ligne pour présenter le budget de l'Etat 2008 qui, comme prévu, affiche un déficit. Il n'a certainement pas à en rougir notre argentier (ses collègues de l'exécutif non plus) car il a fallu absorber les conséquences de la mise en application des normes comptables IPSAS et surtout la grande arnaque de la péréquation intercantonale (RPT) qui va coûter à notre canton non pas un petit million comme l'avait annoncé le conseiller fédéral Merz avant que le peuple ne se prononce...... mais bien cent fois plus.
Le rugby se pratique aussi à sept et le pack du Conseil d'Etat poursuit avec méthode (celle du discoursde St-Pierre) transparence et constance son combat pour l'assainissement des finances. Il profite certes de l'état du terrain (l'excellente conjoncture) mais il convient de relever les efforts accomplis pour maîtriser les charges (masse salariale et dépenses générales), et constater la diminution de la dette. Il y a encore du champ à conquérir avant de déposer dans l'en-but un budget de fin de législature conforme aux objectifs annoncés mais le travail patient de cette équipe que les électeurs ont sélectionnée il y a deux ans commencent à porter ses fruits. D'aucuns souhaiteraient des mouvements plus rapides et plus offensifs, des mesures plus drastiques. Je suis pour ma part en accord avec les options choisies, celles qui ne négligent pas la solidarité vis-à vis de ceux qui sont nombreux sur la touche (maintien des prestation) et qui visent notamment à améliorer l'efficience, la qualité même du jeu (en l'occurence la réforme de l'Etat).
Quelle que soit la fin du parcours, les sélectionneurs genevois se retrouveront à l'automne 2009 et diront, en connaissance de cause, s'il convient de modifier la composition de l'équipe qui porte le maillot rouge et jaune à la Tour Baudet. J'attends sans appréhension cette échéance.


Faut savoir ce qu'on se veut

....... car le grand standing coûte cher !

Alors que la mise en scène orchestrée de la campagne des élections fédérales est prête à basculer dans une dramaturgie digne du Grand Guignol, on se met à reparler du Grand Théâtre au bout du lac suite à la défection d'un important sponsor.
La scène de Neuve traverse une crise depuis plus d'une année ; on y a trouvé un lampiste (en la personne du secrétaire général) qui a trinqué et dont on n'a toujours pas réglé la situation, un sauveur respectable et respecté qui s'est rapidement retiré, on a vu un bureau de la fondation se contenter d'un rôle mineur et louvoyant, un directeur contesté mais toujours en place, des syndicats pugnaces, un conseil de fondation renouvelé et qu'on espère attentif et non plus soumis et silencieux (je sais il y a des exceptions et même des fuites) comme il l'a trop longtemps été.
Cette vénérable institution qui coûtait encore à la Ville de Genève plus d'une trentaine de mo en 2006 n'a jamais véritablement fait l'objet d'un débat de fond au Conseil municipal. On s'est contenté au fil des années de sparadrap et d'aspirine chaque fois qu'une difficulté financière apparaissait ; on n'a appliqué que des remèdes transitoires depuis que le généreux et discret mécène (gratitude et respect Monsieur) a cessé son appui déterminant.
Il serait temps de savoir ce que Genève veut pour la grande scène lyrique. Il ne fait aucun doute que les moyens à disposition seront rapidement insuffisants si l'on souhaite maintenir le standing actuel (les coût des spectacles et des productions sont cesse en augmentation dans ce domaine). Si la collectivité publique Ville de Genève ne veut pas suivre, ne peut plus suivre qu'elle indique clairement qu'il s'agit de redimensionner le rayonnement du Grand Théâtre ("lieu privilégié de l'art bourgeois" avais-je entendu lors d'une séance du conseil municipal) ; les amateurs d'art lyrique se contenteront de ce qu'on voudra et pourra leur présenter. C'est une option tout à fait défendable.
La présidente de la Fondation depuis peu en fonction inspire confiance ; on connaît ses compétences et la tonicité de son tempérament. Il lui sera pourtant difficile de faire face longtemps tant que le financement du Grand Théâtre ne sera pas abordé dans un contexte géographiquement beaucoup plus large qui devrait impliquer d'autres collectivités publiques. Ce débat doit être posé sans tabous et sans délais car actuellement le patient "Grand Théâtre" ne présente pas des symptômes d'ordre bobologique ; je crains fort que ce ne soit plus grave à moyen voire à court terme.
J'attends avec impatience le forum culturel qui devrait avoir lieu en novembre (période budgétaire s'il en est) ; cette problématique sera-t-elle évoquée ? Ca me semble inévitable en regard des sommes considérables accordées par la ville de Genève à la scène lyrique.
Va y avoir du spectacle car il existe une autre Genève culturelle qui affiche une réjouissante créativité et qui ne manquera pas de faire entendre sa voix.


C'est la rentrée.....

et je suis sérieusement en retard !

Relancé gentiment par un journaliste dans les colonnes d'un quotidien du matin mais aussi  par quelques lecteurs intrigués de ce long silence, par des collègues du Grand Conseil et surtout par Romandie blog ( l'éditeur m'enjoignant vivement de m'y remettre sous peine dans les quinze jours de faire disparaître l'enseigne "Tout passe" de son support) me voili devant le clavier.

Il était évident pour moi, fin juin dernier, que le 1er septembre j'allais reprendre ces billets que j'avais tant de plaisir à vous proposer........ et dont d'agréables échos me revenaient. J'avoue que j'ai peine à trouver des angles d'attaque et pourtant ce ne sont pas les sujets qui manquent :
la faillite du XV de France face aux Pumas, la stérilité des attaquants bleus anésthésiés par la mélodie des cornemuses mercredi soir, le naufrage de la Natimanschaft devant d'entreprenants Nippons, la médiocrité du spectacle proposé par la famille Knie...... tant d'importants événements qui mériteraient un développement, qui me préoccupent et devant lesquels je sèche.

Oui, j'ironise et finis par me trouver momentanément désabusé dans un pays où s'ourdissent des complots, où l'on surenchérit sur la forme du message, l'impact de l'image, l'absence de respect.
J'ai toujours pensé que, dans l'intérêt suprêmement confédéral, la politique servait à jeter des ponts pour la diffusion, la compréhension des idées, la connaissance des cultures et la résolution des problème. Je constate un peu dépité que sur ces ponts le trafic est embouteillé et que certains ne veulent surtout pas qu'on puisse, dans les deux sens, y circuler.

Maigrichon pour une blog-reprise ? J'en conviens volontiers.