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TOUT PASSE........... Pierre Losio

Statistiques

Genève à chaud (émission Léman bleu) du 29 mai au 22 juin 2007

Conseil d'Etat         total :  7
L.Moutinot, F.Longchamp 2x, Ch.Beer 2x ,D.Hiler, R.Cramer

Libéral                      total : 5 
C.Haegi, F.Buffat, I.Rochat, M. Erb, M. Halpérin

Radical                      total : 7
J.Dupraz 2x, Th.Büchi, B.Favre, G.Dossan, F.Saudan, L.Bender

PDC                            total : 7
G.Mettan 2x, D.Bonny, C.Darbellay 2x, J-P.Jobin, Ph.Glatz

Socialistes                total : 3
L. Maury-Pasquier, P-Y.Maillard, R.Longet

Verts                          total : 3
P.Mugny, E.Flamand, A.Moratti-Jung

A Gauche toute       total : 3 
C.Ferrazino, C.Grobet, S.Wenger

UDC                            total : 4
A.Reymond, M.Jaques, Y.Nidegger, C.Girard

MCG                            total : 2
T.Cerutti 2x,

société civile : président SPG, directeur OSEO, J.Ziegler 2x, U.Windisch 2x, ARLE 2x, journalistes 3, assoc. Ethnopoly, prêtre, assoc. Soeur Emmanuelle, 2 assoc. pers. handicapées, prof. philo, dpt. fédéral Justice et Police, pr. église protestante GE, rabbin , ambassadeur Israel ONU, uni pop. albanaise, réalisateur, projet Prise 2 ,Conscience avocat d'affaires,secr. d'Etat à la recherche, Procureur général GE, 2 représentants Agenda 21 et développement durable, 3 candidats élections françaises Hte-Savoie, dir.Th.Carouge 2x, Fondation Th.Carouge, 2 comédiens, directeur Champ-Dollon, politologue 2, dir. Radio Cité, prof. génétique, dir.office fédéral de la culture, comm.personnel Hospice Général, cheffe de la police GE, pr. des TPG, 2 copr. Manifes te pour une paix juste au Moyen Orient, chef divertissements TSR,C.Torracinta, P. Hazan 2x, F.Bridel, S.Colette, pr. juristes progressistes, délégué bureau intégration, dir. Hospice général, pr. ACG, porte-parole police genevoise, HCR, écrivain. 


La Cour des comptes

....  premiers comptes-rendus.

Instituée par un vote populaire l'an dernier, la Cour des comptes est entrée en fonction le 1er janvier 2007 ; elle siège avec 3 magistrats titulaires mais comprend des magistrats suppléants. Elle a recruté 13 collaborateurs en contrat de droit privé pour l'accomplissement de sa mission : effectuer des audits de légalité, de régularité, de gestion des comptes et des activités des collectivités publiques. Elle veille en fait au bon emploi des fonds publics.

En six mois, elle a été sollicitée à 13 reprises. Elle a refusé une entrée en matière, travaille sur 4 à 6 dossiers en ce moment et vient rendre ses trois premiers rapports. Pour deux d'entre eux, la Cour des comptes estime que l'opération soumise à l'audit  était conforme à la légalité (11 mo du fonds d'équipement en faveur de la Fondation du Stade de Genève et fondation de valorisation des actifs de la BCG).
Le troisième dossier est plus problématique ; il s'agit d'un audit de gestion relatif à la fonction financière du Corps de Police et au projet d'application informatique du service des contraventions. Les constats ont amené la Cour des comptes à formuler pas moins de 18 recommandations permettant une mise en conformité avec la loi, une meilleure transparence, une meilleure utilisation des compétences des cadres et de meilleures conditions-cadre pour l'accomplissement de prestations publiques accompagnées de la recherche de revenus additionnels et d'économies de charges.

Il faut relever que la cour n'est pas un tribunal, qu'elle ne rend pas d'arrêts contraignants mais des constats et des propositions sous forme de recommandations. Ses rapports sont publics ( vous pouvez les consulter sur le site de l'Etat de Genève) et cette fonction d'information à la population est essentielle ; quant à la classe politique elle ne pourra pas dire qu'elle ne savait pas.
Les propos des magistrats que nous avons entendus ce matin sont mesurés et laissent en même temps percevoir la distance institutionnelle qui les sépare du Conseil d'Etat et autres pouvoirs exécutifs communaux.

N'hésitez pas, citoyens, citoyennes, de mettre en pratique ce qui vous est suggéré en p. 2 de chacun des rapports présenté aujourd'hui : " Vous pouvez participer à l'amélioration de la gestion de l'Etat en contactant la Cour des comptes !"


Fête de la musique

.....on regrette

On apprend que plus de 130 groupes n'ont trouvé place dans la programmation de cette belle fête qui commence aujourd'hui.

C'est bien dommage ..... et en même temps c'est le signe d'une vitalité et du dynamisme du monde musical genevois dans tous le spectre de son expression. C'est le fruit d'un travail inlassable d'associations, de conservatoires, d'enseignants qui forment à l'écoute et à l'amour de la musique toute une population, que ce soit dans une perspective professionnelle ou simplement pour le plaisir. Jouer ensemble c'est aussi une façon de s'aimer, de partager des émotions.

Alors au moment où s'ouvre la grande vitrine musicale genevois disons merci aux fanfares, aux chorales, à l'OSR, à Contrechamps, l'AMR, Post Tenebras Rock, aux ateliers d'ethnomusicologie, à Leika, à l'Usine, ............... et à tous ceux que j'oublie, que je ne connnais pas, qui font vivre la musique dans notre canton.
..... et merci aux collectivités publiques qui les subventionnent et aux mécènes et sponsors qui les soutiennent !

Humeur

...et fête foraine

On a bien de la chance. En plus d'avoir de beaux paysages si bien croqués par Gilles, dans ce cher canton de Vaud siège également l'héritière de Radio Sottens, vous l'avez compris RSR 1. Chaque matin s'envolent dans l'éther des paroles qu'on emporte avec soi pour la journée, fruits d'innombrables fenêtres qui s'ouvrent entre 6h et 8h, à l'heure du café, du dentifrice, de la crème à raser et de la gelée aux coings de tante Adèle : la capsule informatique, le pronostic de Longues Oreilles, Juste Ciel (ex-minute oecuménique) j'en oublie.

Et le Grand Huit commence : et là c'est chouette, instructueux, intéressif parce que des fois se pointe un philosophe ! Non, tu m'dis pas ça ! Mais oui-da mon bon ami. Il s'appelle Jean Romain. Alors qu'on vient de ranger le Cenovis qu'on avait généreusement étalé sur sa tartine lui répand son savoir. Ce matin il a placé la "polis" d'Aristote, distingué le droit et la dignité, s'est agacé qu'on confonde droits de l'homme et droits humains, l'universalité...... et tout cela avec une suffisance, une certitude qui m'amène à penser que contrairement à ce que disait un surréaliste il n'y a pas que Spinoza qui ait lu Spinoza. C'est tout simplement époustiflant. On se sent tout petit en l'écoutant. Moi qui croyais  que le propre d'un philosophe c'était de douter, je vais devoir remettre à jour mon catalogue des lieux communs.

Le Grand Huit avec Jean Romain : la prétention sur le scenic railway.
Bonne journée !


Un pas est franchi

Transfert d'actifs : victoire importante. 

Je le dis sans ambages, je suis de ceux qui souhaitent que le Conseil d'Etat genevois réussisse ; qu'il parviennent à atteindre ses objectifs ; en particulier une remise en santé des finances cantonales et une diminution du chômage (paramètre qui conditionne notoirement l'objectif financier).
C'est donc avec plaisir que j'ai pris connaissance des résultats de la votation sur les transferts d'actifs. Les citoyens ont donné un message de soutien au gouvernement sur un objet qui n'avait rien de politique malgré la campagne mensongère de l'extrême-gauche referendaire qui annonçait la privatisation des SIG, de l'aéroport et des TPG.
Deux jours après le verdict des urnes, rien n'a changé dans le capital des ces trois établissements publics autonomes ; ils restent à 100 % en mains publiques.
Un pas vient d'être franchi dans la direction d'un déficit budgétaire structurel résorbé en 2009..... mais on est encore loin du compte. Il faudra connaître tout soudain l'issue des négociations avec l'Association des communes genevoises (Ville de Genève comprises) et surtout, début juillet, la facture définitive de la RPT dont le montant sera décidé par les chambres fédérales.... et ça risque bien de tourner autour de 130 mo à charge du canton de Genève (sous ces trois lettres désormais onéreuses, RPT, se cache la réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons).
Quand ces inconnues seront levées, il sera temps pour le Conseil d'Etat de mettre la dernière main au budget 2008 qui sera très instructif : il nous éclairera sur la possibilité, la probabilité ou la quasi certitude d'atteindre l'objectif fixé lors du discours de Saint-Pierre.
Certaines forces politiques se réjouissent d'un échec qu'elles annoncent certain ; cela signifiera la fin du ni-nisme et le recours au peuple qui devra trancher entre suppression de prestations et augmentation des impôts. Qui peut aujourd'hui savoir ce que dira le souverain quand il sera placé devant des choix aussi drastiques ? J'ai l'audace d'espérer d'heureuses surprises.

ps : ce blog va fêter son premier anniversaire dans 10 jours. Je conviens volontiers qu'il est moins régulièrement alimenté ces derniers temps. Le mois de juin annonce les vacances mais il surcharge l'agenda. Merci de votre compréhension.


Passe-moi les jumelles !

Plan financier quadriennal du gouvernement genevois

 

Il convient de dire tout d'abord bravo au Conseil d'Etat et à David Hiler en particulier pour la qualité du document présenté ; tout y est expliqué très pédagogiquement, toutes les informations y figurent dans la plus grande transparence, tous les paramètres collatéraux y sont intégrés, tous les scenarii envisagés.

Ce PFQ est un indicateur  de pilotage important, il dresse une fresque des possibles et des probables mais ne constitue en rien un bréviaire à suivre les yeux fermés car il ne maitrise ni la conjoncture économique, ni la variation des taux d'intérêts, ni le vote du parlement fédéral sur la RPT, ni le marché immobilier, ni....ni... (autre forme du ninisme). Cette planification accompagnera désormais les prochains budgets annuels comme une trousse à outils permettant de mesurer (parfois à la louche) les enjeux à court terme. Le Conseil d'Etat souhaite ancrer cette pratique dans la loi. Fort bien. Mais de là à l'inscrire dans la Constitution comme le souhaite l'initiative libérale "Anti-dette (qui n'a qu'un lointain rapport avec la dette) il y a un pas qu'il faut éviter de franchir tant la planification est aléatoire quant à son contenu ; la constitution donne des garanties.... aucun un plan financier quadriennal ne saurait en incarner une, tant les éléments qui alimentent son corpus sont friables. J'en veux pour preuve hier la débat entre un collègue député et le conseiller d'Etat sur l'appréciation raisonnable, optimiste, ou pessimiste de l'évolution de la conjoncture et par conséquent sur la masse des rentrées fiscales. Ca se mesure à coup de louche qui chacun vaut plus où moins 100 mo.

J'imagine que le prochain débat sur les comptes de l'Etat 2006 se situera dans la problématique du ce PFQ qui ne cache rien et prendra une tournure fort politique ; nombreux sont ceux à droite qui lisent dans le document du Conseil d'Etat l'échec de la démarche annoncée dans le discours de Saint-Pierre !

A chacun sa paire de lunettes !


AUBP

Un bel anniversaire !

On était à la fin des années 80 ; ce qui était à craindre se précisait. La FAO annonçait à la rubrique"autorisations" d'abord le réaménagement puis la reconstruction des Bains des Pâquis. Ce qui signifiait de fait la destruction des Bains des Pâquis.
Les autorités de la ville de Genève allaient gommer de la rade cette silouhette sobre et paisible sur la jetée de la rive gauche construite en 1932 pour y construire un aqualand. Elles allaient, sans le savoir encore, au devant d'un échec de politique urbaine les plus cuisants qu'on ait connu. Elles soulevaient un puissant mouvement populaire (au sens noble du terme) de révolte qui prit forme dans l'AUBP, animés par des citoyens dont l'engagement, la détermination, le sens pratique furent exemplaires.

Le résultat du referendum fut sans appel, les Bains des Pâquis étaient sauvés.

Aujourd'hui c'est un lieu d'excellence, géré par la même association, où il fait bon vivre, en été comme en hiver, ; on s'y restaure pour quelques fifrelins, on prend soin de sa santé, on s'y amuse, on y refait le monde sous les canisses des terrasse, on y danse, on y joue aux cartes, aux boules, on y voit des expositions.....on y vit simplement, la qualité avant tout.
Je pourrais citer tant de noms qui alimentèrent l'esprit de ce lieu, tant d'épisodes heureux, des spectacles....... j'y renonce.

Hier l'Association des Usagers des Bains des Pâquis fêtait ses 20 ans.
Je tenais à lui dire citoyennement et di cuore un grand MERCI !


Qui croire ?

Méfions-nous de ce qu'on trouve dans les journaux ; parfois ça risque d'être vrai !

Tous les medias se sont fait largement l'écho des remous relationnels qui animent la droite  vaudoise et sa frange écolo-sensible. Le parti libéral suisse en quête de survie sur le plan fédéral sort de son chapeau une charte écologique, hop-là !
Le parti libéral (genevois cette fois) se donne un président dont l'envergure est reconnue tous azimuths. Dans la foulée de sa triomphale élection il s'exprime...... les journaux rapportent..... et que lis-je :
Version le Temps :"L'environnement est un sujet majeur sur lequel nous nous devons d'avoir une vision !"
Version Tribune de Genève :" Nous avons besoin d'appuis scientifiques, de compétences. La prochaine occasion de despotisme risque d'être verte. Nous avons avons eu les chemises brunes, noires, rouges. Si les libéraux ne font pas leur travail maintenant, la prochaine tyrannie sera celle-là".

J'en reste pantois (pas toi ?) !
Soit le nouveau chef des libéraux dérape déjà (les propos ci-dessus ne lui ressemblent pourtant guère) soit les journalistes tronquent des citations, sortent la déclaration de son contexte. Dans un cas comme dans l'autre c'est inquiétant car il ne s'agit rien moins que d'une provocation musclée d'intolérance d'une part et de manipulation/accomodation de l'information de l'autre.


Je lis enfin ce matin le titre du supplément week-end d'un quotidien bleu : "Venez sauver la planète au Jardin botanique  !".
Y aura-t-il des libéraux en cette fin de semaine dans les allées de ce magnifique jardin ou s'abstiendront-ils de peur d'y croiser de dangereux tyrans verts ?
 


Tour de chauffe

Le nouveau Conseil municipal de la Ville de Genève prend ses marques

Lundi : pompes municipales, fanfare et discours.
Mardi : au boulot.
On en a entendu de toutes les couleurs hier lors de la première session du Conseil municipal. Plusieurs nouveaux venus n'ont pas attendu longtemps avant de se lever pour leurs premières interventions. C'est un bon présage pour la dynamique du Conseil. J'ai beaucoup apprécié l'exposé d'un impétrant radical sur l'étanchéité des exercices comptables, la différence entre investissements et fonctionnement qui a entraîné le dépôt d'un amendement au projet d'arrêté concernant le projet nostalgique de Bateau-Lavoir. Las, Monsieur le conseiller municipal ! Vous avez raison mais vous êtes politiquement minoritaire. Amendement repoussé et vivent les lavandières !
Parmi les sujets traités  (tous l'ont été lors de la session, bravo président Dossan !) on a passé du tout venant au sérieux puis au ridicule. Il a beaucoup été question d'un ancien conseiller socialiste qui aurait laissé deux textes en guise de testament ; comme référence panégyrique ses collègue de parti auraient pu trouver mieux : ce fut d'abord l'hallucinante proposition d'accorder des jetons de présence pour les membres d'associations qui suivent des projets. De fait une mini-municipalisation du monde associatif, un regard condescendant sur l'engagement bénévole, la négation d'un engagement désintéressé. Les associations sont subventionnées ; si elles souhaitent défrayer l'activité de leurs membres elles le peuvent. Je suis choqué qu'on veuille fonctionnariser, si peu que ce soit, le monde associatif.
Il a fallu ensuite le talent dilatoire de l'ancien président Deshusses, slalomant entre vacuité, humour et émotion, pour que soit finalement retirée une motion demandant la création d'un cimetière à voitures ....quelle tristesse. Je témoigne surtout à Roman Juon un grand respect pour l'exemplarité de son combat en faveur de la sauvegarde de l'Alhambra et son inlassable activité dans le domaine des places de jeux.
En fin de soirée le conseil municipal retrouve une grande dignité en approuvant à l'unanimité une motion demandant l'organisation d'un colloque sur l'homophobie au cours d'un débat d'une tenue qui honore le parlement de notre ville.

Ah, j'oubliais !
C'est Choulex qui est devenu champion genevois de foot-ball, catégorie vétéran.


Bonne chance ...

.... que la législature soit fructueuse !

Le nouveau Conseil municipal de Ville de Genève, largement renouvelé (bravo) et féminisé (on s'en félicite), se réunit pour la première fois aujourd'hui. Il élira son président en la personne du radical Guy Dossan puis son bureau.

J'imagine volontiers l'émotion et peut-être l'appréhension des nouveaux élus sur le coup de 17 heures.Ils ont une responsabilité importante dans le réglements des nombreux problèmes de proximité qui alimentent la difficulté (mais aussi le bonheur) de vivre en ville, dans l'acceptation des propositions budgétaires qui leur seront soumises mais peu de compétences en général. L'autonomie communale ! Combien de fois ai-je entendu ces mots magiques qui ne recouvrent en fait qu'une maigre réalité. Un levier de poids cependant qu'il incombe au délibératif de notre cité d'actionner ou pas : le centime additionnel.
Il appartiendra bien sûr aux élus de l'exécutif de proposer une politique d'investissement ambitieuse qui soit à même d'améliorer la vie dans les quartiers tout en respectant l'environnement, de proposer du logement (notamment coopératif), de compléter l'équipement culturel et sportif. Les finances de la Ville ne sont pas si ternes qu'on ne le dit et la fiscalité reste un moyen d'action délicat à utiliser. 
Je ne peux que souhaiter bonne chance à ce conseil municipal auquel je reste très attaché et me permets d'émettre les souhaits suivants : que les deux Conseils se respectent, qu'ils respectent les prérogatives de chacun et surtout que le Conseil municipal ne se mette pas dans la tête de gouverner à la place du Conseil administratif comme ce fut parfois le cas dans les législature précédentes.