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TOUT PASSE........... Pierre Losio

Elections en ville de Genève

Qui a gagné ? Qui a perdu ?

Il y a quelques semaines les chroniqueurs spécialisés nous avaient asséné la ritournelle à longueur de colonnes et largeur de manchettes : "victoire du centre", "au centre toute"....   j'en passe et des moins bonnes. Il a suffi d'un gain de quelques sièges du PDC et du parti radical pour que la maïeutique médiatique porte au jour genevois un nouveau sujet politique : le centre était né. On était au mois de mars.
Ajourd'hui, fin avril, les mêmes forces politiques précitées prennent une pâtée d'une telle envergure que jusqu'à Pampérigouste on en respire le fumet et qu'est-ce qu'on lit sous les mêmes plumes ? "Nette défaite de la droite", "La droite en déroute". Mais alors où est passé le centre ? Qu'est-ce que vous en avez-t-ils fait Messieurs les plumitifs ? Votre tour de passe-passe  relève-t-il du transformisme politique par lequel vous habillez à votre guise tel ou tel parti politique ou alors avez-vous redonné à votre OVNIture sa véritable identité AOC ?

J'opine pour la deuxième solution exprimée plus d'une fois sur ce blog : le centre n'existe pas, le centre c'est la droite. Il n'y a que cette presse populaire pour agiter ce leurre et c'est surtout cette presse bleue quotidienne et gratuite hebdomaire qui sont les véritables battus de ces élections administratives. Le discrédit que ces journaux ont reproduit avec une régularité d'horloge sur le gouvernement de la Ville de Genève, alimentant les sagas, profitant sans vergogne de fuites organisées, n'a pas payé. La population n'est pas dupe ; elle sait faire la différence entre le fait politique et sa communication. Il n'est jusqu'à la surmédiatisation du chouchou radical qui finalement ne donne qu'un médiocre résultat en regard de l'engagement sans failles en sa faveur.

Le nouveau gouvernement de la cité est très clairement à gauche et ça ne m'empêche pas de prendre acte avec un étonnement grinçant du premier mensonge de la nouvelle législature avec une déclaration de Manuel Tornare : "Nous avons maintenant un gouvernement de centre gauche qui doit revaloriser l'image de la ville" !

Ah, j'oubliais !
Tous les coureurs cyclistes suisses participant à la Doyenne (Luik-Baston-Luik) ont abandonné à l'exception de Zaugg qui s'est classé 92e à 15'09'' du vainqueur. L'ami Beuchat était au repos en attendant le Tour de Romandie.


Statistiques

Genève à chaud du 2 avril au 27 avril 2007


Conseil d'Etat        total 3
Ch.Beer, D.Hiler, L.Moutinot,

Libéral            total 7
J-S.Eggly, P.Weiss, N.Fontanet (3x), C.Lüscher,

Radical            total 5
B.Favre, P.Maudet (3x), D.Cottier,

PDC            total  11
D.Bonny, G.Barazzone, G.Mettan, A-M. von Arx-Vernon (3x) F.Gilet, Ph.Glatz, Ch.Darbellay, C.Schmid, F.Forte,  

UDC            total  6
Y.Nidegger (4x), J.Pagan, Jack Yfar

MCG            total   0

Socialistes        total 13
M.Tornare (3x), S.Salerno (3x), V.Pürro, A.Berset, P-Y.Maillard, C.Brunier, R. Hammadi, A.Rodrik, A.Velasco,   

Les Verts        total  6
P.Mugny (3x), A-C.Ménetrey, A.Hodgers, U.Leuenberger,

A gauche toute        total 4
R.Pagani (4x),


Société civile :
fiscaliste, recteur UNIGe,présidente de commission Parlement européen, femmes de théâtre (3), homme de théâtre, E.Guigou, réd.chef le Matin et le Matin Dimanche, écrivain, avocat, ass.étudiants albanais, directrice TPG, commissaire scouts de Suisse, J.M. Barroso, M.Rocard, J-M. Le Pen, Jean Ziegler, con seiller de F.Bayrou, S.Royal, Mme le sautier du Grand Conseil, observatoire des pratiques policières, journaliste (3), chansonniers (2), Société pédagogique genevoise, prof uni, enseignant secondaire.


Vraiment très bien

Les premières 48h sans téléphone portable s'achèvent.

 

Indice de satisfaction : LaughingLaughingLaughing


Deuxième tour

Les citations ci-dessous proviennent des discours prononcés dimanche dernier à l'issue du premier tour

Il faut que chacun puisse réaliser ses rêves (N.Sarkozy)
Il faut que chacun puisse réussir sa vie (S.Royal)

Dans ces conditions le choix est vite fait, non ?

Ah, j'oubliais !
C'est aujourd'hui qu'entre Toscolano Maderno et Arco di Trento sur 164 km que se déroule la dernière étape du Tour du Trentin....avec l'ami Roger Beuchat


C'est dur d'être centriste

Qu'importe l'ivresse pourvu qu'on rapporte la bouteille à la consigne ! (trad. du sud-ouest)

La chasse aux voix dites centristes bat son plein et on ne peut guère attendre de François Bayrou qu'il donne une consigne de vote ce mercredi après-midi. Pour deux raisons symétriques je suis prêt à parier.
La première c'est que le centre, en France comme partout ailleurs en Europe, ça a toujours été la droite. Depuis le très atlantiste et anticommuniste primaire Jean Lecanuet en 1965 avec son Mouvement républicain populaire (15,57 %) des voix, en passant par le notable divers droite Alain Poher et son Centre démocrate (23,31 %), par Giscard d'Estaing (soutenu par le Centre des démocrates sociaux en 1974) jusqu'à Raymond Barre en 88 et Balladur en 95 tous deux soutenus par l'UDF. François Bayrou, s'il se prononçait pour Sarkozy, retournerait à la case départ, de fait la famille naturelle des centristes, et décrédibiliserait complètement sa démarche actuelle.
La deuxième raison : en optant pour Ségolène Royal il menace gravement l'avenir de son mouvement, du nouveau parti qu'il souhaite créer.En Ve république, on constate en effet que dans le camp de la droite le centre a toujours pu exister, avoir une visibilité, des élus régionaux, des ministres, un groupe parlementaire. Dans le camp de la gauche, le centre est rapidement phagocyté par le Parti socialiste, sa représentation et sa visibilité nationale quasi nulle (quelle est l'influence du parti radical de J-M. Baylet ?). Il ne lui est donc pas possible d'hypothéquer son destin personnel et la survie à terme du grand rassemblement des gens raisonnables dont il se dit le porteur et le futur garant.
C'est une configuration perdant-perdant dans laquelle François Bayrou ne risquera pas sa crédibilité.

Quant aux 18,86 % des voix qui se sont portées sur son nom, il semble qu'elles se reporteront par moitié sur Sarkozy et Ségolène.
Le béarnais va se retrouver bien seul à compter les bouteilles sans consigne.

Ah, j'oubliais !
L'ami Roger Beuchat s'est classé 102ème de la 1ère étape du Tour du Trentin à bicyclette.


Jackpot ?

Evidemment quand on ne regarde que le résultat final et comptable de l'année 2006 à l'Etat de Genève et qu'en plus on doit vendre du papier, il n'y a de meilleur titre que: "Hiler touche le jackpot".


Ca peut suffire comme information aux analystes sommaires, aux partis politiques qui manient comme instrument de lecture la courte vue et professent comme message parfois le mensonge, souvent la démagogie.

A y regarder de plus près on constate que ce boni d'exploitation (205 mo) est principalement constitué d'importants différentiels d'impôts qui concernent les années précédentes : 50 mo se rapportent à l'activité 2003 et 2004 pour les personnes physiques et plus de 150 mo ont trait à 2005 pour les personnes morales. Il s'agit de sous-estimations et on voit donc bien que l'élaboration budgétaire n'est pas une science exacte.
On peut pourtant se réjouir des excellents résultats des entreprises genevoises, principalement celles tournées vers l'exportation ( mais sans effet notoire sur l'emploi) et surtout de la maîtrise de la croissance des charges (0,63% seulement) qui relève véritablement de l'action du Conseil d'Etat et de l'administration. Rappelons qu'entre 1999 et 2003 les charges avaient augmenté en moyenne de 4,6 % et entre 2003 et 2006 de 1,1 %. C'est principalement sur les dépenses générales (train de vie de l'Etat) que l'effort a été fourni (- 6,24).

Bel et bon tout cela ! Même une incitation pour certains à réamorcer la pompe à dépenses.

Encourageant, sans plus.... avec cependant la dette qui croît de plus de 400 mo et qui indique 13,17 milliards de francs au compteur 2006. D'aucuns s'en inquiètent, d'autres pensent qu'au contraire l'importance de ce fardeau est largement exagéré et désormais accrédité dans l'opinion publique par les effets dévastateurs de la pensée néolibérale.
Un de mes amis, architecte de talent et observateur cynique, suggère avec humour des démarches pleurnichardes auprès du FMI pour l'annulation de cette dette. Plus sérieusement, je constate que chaque année ce sont plus de 300 millions que nous payons à titre d'intérêt sur cette dette et que cela représente, plutôt grosso que modo, près de 3000 emplois. Dans le contexte actuel, cette comparaison m'invite à ne pas me désintéresser de la problématique de la dette du canton.

Ah, j'oubliais !
Roger Beuchat participera au Tour de Romandie cycliste sous les couleurs du Team LPR.


Qui est-il vraiment ?

" Qu'est-ce qu'il dit, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? " (Pierre Vassiliu)

L'avantage, quand on trimballe une réputation sulfureuse, consiste pour un candidat à l'exécutif de la Ville, à attendre patiemment les questions du journaliste interlocuteur qui, enfariné comme un animateur de grandes surfaces politiques, interroge grosso-modo-ego en ces termes, le grand méchant loup sur un ton de premier communiant :
- " Mais est-ce que vous êtes-il aussi terrible qu'on le dit ? Savez-vous-t-il que vous effrayez, dit-on, jusqu'au grand leader du néolanguisme (tiens un néologisme !) genevois ? "
Il s'en amuse Saint Rémy le Preux, il minaude sous son édredon de grand-mère citoyenne, fait la chochotte sous les propos un tantinet flagorneurs, puis retrousse ses babines, fait mine de bondir mégaphone entre les crocs, se ravise et remise ses harangues et ses oreilles d'Isengrin sous l'oreiller.
Il souffle le chaud et le froid Pagani. En parfaite cohérence de communication avec la photo du dépliant de son parti où on le voit posant avec l'ex-loup C.Grobet, la vociférante S.Wenger et l'agnelle fraîchement élue Maria Casares. En parfaite cohérence encore avec un encadré du même dépliant qui nous apprend d'une part "qu'il est un homme doux, cultivé et fin" mais aussi que "c'est un homme de combat. Un pur, un dur".

Alors faux-dur et mi-mou ?

Au moment de glisser les tickets de voyage pour le Palais Eynard dans l'enveloppe, les citoyens auront médité les paroles du bon La Fontaine : "Bergers, bergers, le loup n'a tort que quand il n'est pas le plus fort. Voulez-vous qu'il vive en ermite ? ".

ps : le fait qu'il considère le "Voyage au bout de la nuit" comme le roman du XXe siècle, me le rend sympathique. Saint Rémy le Preux serait-il aller jusqu'à se compromettre avec la droite (comme le font parfois les verts félons que son parti dénonce) pour accepter qu'on pose une plaque en souvenir du passage de Céline à Genève ?

Ah, j'oubliais !
En demi-finale de la Coupe genevoise de football senior Satigny a battu Collex-Bossy 3-2.


Présidentielles françaises

Un ami vert du Vaucluse qui soutient la candidature de José Bové m'a fait parvenir cette affiche à l'humour cruel.

bové


Zürich

On extrapole à toute berzingue !

Allons bon ! Voilà qu'ils trébuchent à Zürich et que se déchaînent les analystes de tous bords pour annoncer le déclin inéluctable du parti socialiste qui touchera le fond lors des élections fédérales de l'automne prochain.

C'est aller un peu vite en besogne et ne pas tenir compte de la situation particulière dans laquelle s'est déroulé le scrutin de dimanche. D'une part le rabibochage des radicaux avec l'UDC blochérienne s'est fait sur le mode soft avec une campagne modérée qui a séduit les citoyens demandeurs d'une politique bourgeoise (non, on ne dit plus de droite) ; d'autre part un candidat PDC très populaire a drainé nombre de voix pour un parti fort discret sur les bords de la Limmat. Enfin la division des verts entre libéraux et historiques (j'ai toujours de la peine à comprendre cette notion verts de droite/verts de gauche) a paradoxalement permis au mouvement écolo de progresser très sensiblement (une quinzaine de sièges en tout). C'est ce dernier paramètre qui je crois a causé le recul socialiste : l'offre d'une sensibilité nouvelle, peu situable précisément sur l'échiquier, très ferme sur la défense de l'environnement mais sans idéologie, assise sur le bilan d'une magistrate appréciée, V.Diener. Tout cela convainc une classe moyenne à niveau relativement élevé de formation qui jusqu'à aujourd'hui votait rose plus par habitude et tradition que par conviction.

Cet accident de parcours permet aux medias trendy d'accabler le parti socialiste, d'en écorner l'image, de relever des divergences internes entre roses welsches et fritz, blèfle du bon nanan pour faire tourner la roue du moulin à illusions des partis bourgeois en vue de l'automne électoral. Un conseiller national tessinois, battant sa coulpe va même jusqu'à parler "d'un parti de fonctionnaires endormis". J'ignorais qu'en roupillant on pût se tirer une balle dans le pied.

Ces critiques, ces auto-critiques, ne m'empêchent pas de penser que le parti socialiste sera solidement présent à la rubrique total des sièges cet automne et qu'il raflera deux fauteuils le 29 avril à l'exécutif de la Ville de Genève. Pour y faire quoi et avec qui ? Il serait temps de s'en inquiéter.

Ah j'oubliais !
Lors de la 10ème journée de ligue B du championnat suisse de rugby, RC Neuchâtel Sports a battu Albaladejo Lausanne 27 à 12.


Enfin en colère !

L'impatience est un vilain défaut (Jeanne Calmant)

J'étais trop impatient ; les Femmes en colère se sont enfin manifestées. Elles (voili un pluriel bien singulier) bifferont le candidat de l'extrême-gauche oecuménique et syndicaliste lors de l'élection au Conseil administratif de la Ville de Genève. Il était inconcevable que la gauche de la gauche, porteuse des valeurs du féminisme militant (et désormais intolérant) se dédît et désignât un candidat homme dans la course au Palais Eynard. Et si en plus cela s'est déroulé par deux fois (à Solidarités d'abord puis au conclave d'A gauche toute) dans des conditions et selon des procédures démocratiques cela devient carrément intolérable.
J'attends encore, pour que mon information soit complète, la position du canal historique "Ni putes, ni soumises"........mais à en croire Radio Lavandières il y aurait des divergences et du schisme dans l'air.

Que toutes ces vicissitudes ne vous empêche pas de profiter du cabri à l'ail et de la bénédiction urbi et orbi.
Ce blog est en vacances jusqu'au 15 avril.

Ah, j'oubliais !
Au championnat du monde de hockey sur glace féminin, à Winnipeg, la Suisse a pris une râclée contre le Canada, 0-9.