Il suffit de passer le pont
Ainsi donc parce que démocrates chrétiens et radicaux gagnent 3 sièges chacun en Ville de Genève et obtiennent des résultats très moyens dans les autres communes du canton (contrairement aux libéraux) on subit à longueur de colonnes et largeur de manchettes un pilonnage qui accrédite la victoire du centre. La presse évoque des synergies pouvant naître, des ponts se jeter (sur la rade peut-être ?) ; elle échafaude des scenari de gouvernance au centre. Mais où va-t-elle chercher tout ça ? Il suffit donc que le grand vieux parti et le PDC sortent du purgatoire municipal où ils végétaient depuis deux législatures pour que l'on crie sur les toits au renouveau centriste qu'on fasse allusion à la vague Bayrou (sur laquelle il serait risqué d'hasarder sa planche) et qu'on imagine un avenir plein de bonnes intentions.
Je ne partage pas les propos de ces analystes ; pour le dire simplement, le centre politique est une fiction. Le centre c'est la droite qui a momentanément des états d'âme et un soupçon de culpabilité. Il arrive parfois que la droite vote des projets qui portent en eux des valeurs dites de gôôôche ; c'est alors qu'elle s'appelle le centre. Une des belles chansons de Georges Brassens s'appelle "Il suffit de passer le pont" ; j'y pensais l'autre soir au Grand Conseil pendant le débat sur l'aide sociale individuelle. Une occasion pour les chrétiens sociaux et les républicains radicaux de montrer sur un thème sensible leur identité. Ils sont restés sur la rive et ont, avec la droite qui elle s'assume, refusé tous les amendements de ce que cette presse conjecturelle avide de transformisme appelleraient la gauche.
Non, décidément, le centre n'est qu'un lieu géométrique ; pas un concept opératoire en politique.
Ah, joubliais !
Hermance et Compesières ont fait match nul 1 à 1 dans le groupe B du championnat de football de 3ème ligue.
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26 Mars 2007 à 16:43 dans
- Ecole
