Encore une couche
Il y a bien des semaines que je me tiens à carreaux et que j'évite de polémiquer avec les partenaires socialistes, mais "voilatipas" (comme disent les délicieuses dames d'âge mûr à la boulangerie de Graziella le matin) qu'un des représentants de la tendance révolutionnaire du PS genevois réarme sa "kalach" et, dans un quotidien d'audience romande, envoie des rafales contre les Verts. J'ai cessé récemment de m'énerver contre les "papiers" d'une feuille solidaire trotskyste qui traîne mon parti dans la boue avec la régularité septuagénaire de ceux qui sont toujours en train de construire le parti des mélodies futures et heureuses. J'ai également cessé de m'étonner des votes souvent tri-tendanciels des élus socialistes à la commission des finances ; l'exploitation électoraliste d'une soit-disant crise de la culture par les roses ne m'agace même pas...... mais l'interview du conseiller national-barbudo, la suffisance des propos qu'on peut y lire provoque en moi une légère démangeaison que je me dois d'apaiser avant qu'elle vire au prurit.
Si le PS n'a de conseils à recevoir de personne, il a des leçons à donner. Et il ne s'en prive pas surtout quand il jouit d'une assise largement majoritaire dans une alliance. J'en ai fait l'expérience dans une législature municipale antérieure où les Verts n'avaient que 8 élus. Le respect de la diversité, des minorités remplacés par une tolérance hautaine, les propositions que nous avancions prises en compte à titre de concessions, sans parler de la pression exercée lors de votes importants.
Aujourd'hui les Verts ne sont plus sur le porte-bagages de la mobylette, le temps du strapontin est révolu et ça dérange ce grand parti assis depuis "cent ans" sur ses repères ; en passe d'être doublés (à Genève) par des verts "nez dans le guidon", culpabilisés par l'absence de l'ADG au Grand Conseil, hésitant entre le gouvernementalisme et l'opposition, les roses s'agitent, gesticulent, dénoncent, intentent des procès d'intention, font entendre des voix discordantes.
C'est tout à fait typique dans le dossier culturel qui agite en ce moment les esprits. Je cite : "j'imagine qu'avec leur magistrat municipal Patrice Mugny qui trébuche dans sa politique culturelle, les écologistes ont des raisons d'être un peu déboussolés.." Quelle impudence ! Faut-il rappeler (oui il le faut) à M. le conseiller national-barbudo que le transfert des "charges" culturelles de l'Etat à la Ville de Genève est une proposition qui émane de l'Association des communes genevoises (ACG) dont le président est un influent édile du parti socialiste ?
Non, le magistrat Mugny ne s'est pas "encoublé" dans la conduite de sa politique, pas plus que nous, les Verts, avons affirmé que le magistrat Charles Beer avait trébuché dans sa gouvernance du dossier de l'école primaire !
Je ne saurais trop souhaiter que cessent ces polémiques inutiles, que le grand parti à la rose achève rapidement sa démonstration de gym-jazz électoraliste, que nous gagnions ensemble les municipales et qu'au lendemain du 25 mars nous présentions ensemble 3 candidats pour le Conseil administratif. Cela implique évidemment que celui de nos deux partis qui aura obtenu le moins de suffrages retire une de ses candidatures : quant à nous, nous le ferons sans tergiverser.
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15 Mars 2007 à 10:56 dans
- Politique
