Jardinage politique
.......des roses et des choux !
Une de mes collègues de parti, candidate compétente au Conseil administratif de la ville de Genève, s'est fait l'écho, en fin de semaine dernière, sur le plateau de l'animateur des grandes surfaces politiques de la Praille, d'une expression qui m'est chère puisque je l'ai employée tant de fois dans l'enceinte du parlement de la cité ces dernières années : la culture potagère.
Il n'est pas question ici des jardinets que l'on pourrait installer dans la cour ou au pied de nombreux immeubles gérés par la GIM, mais bien d'une façon dépassée de concevoir et d'appliquer la gouvernance d'un collège exécutif. Il faut effectivement en finir avec la culture potagère de l'exercice du pouvoir : chacun son jardin, chacun ses projets ; en fait comme disait l'humoriste Pierre Miserez dans son premier spectacle "Fais pas ch..... Bandelier, c'est mon sapin". Il s'agit, au contraire, de se mêler des affaires de sa/son collègue, de mesurer collégialement, avant le dépôt d'un crédit à l'ordre du jour du Conseil administratif le degré de priorité et l'impact financier du projet à l'aune de la politique globale des investissements. Cela éviterait à l'administration de travailler parfois à vide (l'objet peut in fine ne pas passer la rampe du CA), épargnerait des discussions se transformant parfois en scènes de souk (si tu soutiens ma patinoire, je soutiens ta bibliothèque... exemple vraiment fictif) et permettrait au CA de parler d'une voix unie dans la défense d'un projet. Ces quatre dernières années la cacophonie a parfois (souvent ?) remplacé l'harmonie dans la mélodie gouvernementale, résultat d'une culture potagère de la gouvernance.
L'absence de femmes au sein de l'exécutif s'est notamment fait sentir sur ce point, j'en suis persuadé. Toutes les candidates au Conseil administratif ont conscience de cette problématique horticole et maraîchère ; n'ont-elles pas déclaré unaninement et au-delà des partis : "Nous sommes prêtes à gouverner ensemble". C'est en tous cas ce dont la Ville a besoin.
Puisse le prochain exécutif municipal naître plutôt dans les roses (comme les petites filles) que dans les choux (comme les petits garçons)....car il risque d'y rester une législature de plus et de trop !
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12 Mars 2007 à 10:39 dans
- Politique
