Forza Giuliano !
Après l'émotion sucitée par les événements de vendredi dernier à Catane, les obsèques du policier tué retransmises en direct par la RAI et les décisions musclées que s'apprête à avaliser ce matin le Conseil des ministres, la révolte des clubs prend forme. Le président du Catania qui disait vouloir abandonner le monde foot est revenu sur sa décision. On a pu lire les propos insensés d'Antonio Mattarese, président de la Lega Calcio : "le calcio ne peut pas s'arrêter, les morts font partie du système".
Les sociétés "sportives" veulent à tous prix que le championnat reprennent ce dimanche déjà..... et si c'est à huis clos "qu'on laisse au moins entrer les abonnés qui seraient susceptibles de nous attaquer en justice" implorent-ils. Même son de cloche à Naples qui rencontrera samedi Piacenza a porte chiuse : "en fait c'est nous qui sommes les premières victimes des hooligans, ce samedi va nous coûter 700.000 euros" ; un autre conseiller de la Lega Calcio : "Fermer les stades c'est un désastre économique !".
Nous y voili. Les intérêts en jeu (notamment les recettes perçues de différentes chaînes télévisées, le merchandising...), représentent des sommes astronomiques (plus de 5 milliards d'euros) et c'est l'argument financier qu'avancent sans vergogne les dirigeants du calcio pour que le spectacle reprenne.
Un sport-spectacle qui affiche un score tragiquement violent en Italie : 22 morts . Ne l'oublions jamais.
J'ai comme envie de crier depuis les gradins de la blogosphère : "Dai Amato*, tieni duro !"
* Giuliano Amato, ministre de l'Intérieur de la République italienne
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07 Février 2007 à 09:39 dans
- Ecole
