Attention ça glisse !
Etat de crise ! Etat d'urgence ! Si l'on en croit un plumitif du quotidien bleu et un promoteur immobilier valaisan deux attentats viennent d'être commis en moins d'une semaine dans notre belle Romandie : l'un vendredi dernier au parlement genevois par un député libéral contre le budget de l'Etat ; l'autre hier par le gouvernement valaisan contre les intérêts de promoteurs immobiliers.
Dans un cas comme dans l'autre il y a dérapage. On ne peut délibérément jouer avec le sens des mots ; c'est perdre toute capacité de discernement que d'utiliser le terme attentat à l'égard d'un gouvernement cantonal qui veille à l'application de la lex Koller ou à l'égard d'un élu du peuple qui exprime de manière vertébrée une opinion politique et qui de plus jouit de l'immunité parlementaire. Messieurs Bretton et Fournier nous ne sommes pas à Beyrout ni à Bagdad. Il est suffisamment tragique de voir revenir quotidiennement en pages internationales ce mot terrible qui sent la mort, la ruine et le sang : attentat. L'employer sans en mesurer la portée c'est le banaliser, manquer de respect pour celles et ceux qui en sont les victimes ; ce n'est même pas un glissement sémantique, c'est carrément une faute.
........ et pendant ce temps la dinde règle le four.
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21 Décembre 2006 à 13:37 dans
- Ecole
