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TOUT PASSE........... Pierre Losio

Deux femmes en vue

...... je parlerai de la troisième

Deux femmes ont été particulièrement à la une des medias et bien en évidence sur les écrans ces jours derniers. Si toutes deux ont un prénom commençant par la même lettre (et c'est peut-être leur seul point commun) elles ne jouent pas dans le même préau, l'une victime (innocente ?), l'autre déjà idole et bientôt icône. Je ne vous parlerai cependant ni de Sandra Borgeaud ni de Ségolène Royal, mais d'une autre femme portant également un prénom en S....... non ce n'est pas un quizz, rassurez-vous.

Jamais je n'aurais pensé qu'un jour, chère Madame, je vous consacrerais quelques lignes. Je n'ai partagé aucun de vos combats : je suis plutôt verdoyant (malgré mon âge) et vous plus proche de Regamey et de ses héritiersà la Ligue vaudoise. Droite dans votre strict tailleur (souvent beige triste) parfois éclairé d'une collerette blanche qui fleure bon la vieille droite, la droite éternelle, dangereusement précise, incisive et pugnace dans vos discours, ne lâchant rien, jamais, vous avez incarné pendant des années au Conseil national l'intransigeance du protestantisme libéral dans son expression la plus austère mais aussi la moins complexée. C'était un plaisir ramuzien de vous voir et vous entendre batailler à Table Ouverte le dimanche en fin de matinée où rarement vos adversaires ne purent déstabiliser la ténacité granitique qui se dressait devant eux. J'apprends qu'après votre retraite politique vous allez quitter l'enseignement du droit (ça vous va si bien).

Alors parce qu'un jour de 2006 vous avez débarqué dans une réunion de gôôôche pour dénoncer (si je disais courageusement ce serait vous offenser) les lois Blocher qui vous heurtaient au plus profond de vos valeurs, je vous salue Madame Suzette Sandoz, je vous souhaite une heureuse retraite et vous assure qu'aucune ironie ne se cache derrière mes propos.
Je vous avoue même que je prendrais volontiers une tasse thé avec vous et un biscuit, juste un.


Longue journée

...... que celle de demain.

La commission des finances du Grand Conseil siège toute la journée, mercredi, afin de préaviser le projet de budget de l'Etat." C'est ainsi que commence le blog du jour de mon collègue R.Gautier.

Qualifié d'acratopège par l'élu libéral, ce budget n'a rien de véritablement sexy. Il a cependant la qualité de s'inscrire dans la démarche, la méthode et le calendrier du Conseil d'Etat qui s'est engagé à assainir le compte de fonctionnement pendant la durée de la législature.Alors que les comptes 2005 de l'ancien gouvernement annonçaient un excédent de charges à hauteur de près de 440 mo, le budget 2006 ramenait le déficit à moins de 300 mo (on peut sans se tromper espérer un bien meilleur résultat aux comptes 2006) on arrive au budget 2007 avec un manco publié de 222 mo. Cela signifie que le processus annoncé est toujours en marche et qu'en deux exercices le Conseil d'Etat aura diminué le deficit de 220 mo. Il reste deux ans pour atteindre l'objectif mais pour l'opposition de la droite gouvernementale (et non-gouvernementale) ça ne va pas assez vite et la méthode persiste à n'être pas crédible. Evidemment, comme le suggère l'UDC, yauraitka par exemple diminuer linéairement les subventions de 5 % d'un seul coup. Fastoche..... mais le coût social qui reviendrait comme un boomerang serait beaucoup trop lourd à assumer ; cette diminution provoquerait des dégâts considérables et accentuerait la fracture sociale.

Certes, il reste encore le problème du financement des investissement et du poids de la dette. Ce sont les objectifs du gouvernement pour la prochaine législature, une fois le deficit de fonctionnement résorbé. Certes planent sur l'avenir la menace fédérale RTP et une augmentation des taux d'intérêt. Certes un referendum contre les transferts d'actifs (AIG, TPG) a été lancé ....., certes....... certes.....
Il n'en demeure pas moins que le Conseil d'Etat travaille avec une réelle volonté politique d'aboutir, dans la plus grande transparence et qu'il mérite notre confiance.

Europe et extrême gauche

Un milliard pour un cauchemard !

C'était le slogan, il y a quelques années(et pas besoin de rajouter en arrière) des opposants à la traversée de la rade.

En inversant les termes ce pourrait être aujourd'hui celui de l'extrême -gauche : "Un cauchemard pour un milliard". En effet à peine fiancés sous l'enseigne d'A gauche toute, les différents épiscopats des lendemains qui chantent (qui avaient promis que plus jamais ils ne se chercheraient des crosses, sans rancune camarade) nous bonnissent le plus cacophonique des préludes à la prochaine votation fédérale.
Pour Les Communistes (les vrais) c'est non. Au parti du Travail, St René fait savoir qu'on s'interroge, chez Solidarités, par la voix de St Pierre, on soutient mais on est préoccupé, alors que de l'autre côté de la Versoix le mouvement unifié de St Joseph appelle courageusement à voter blanc.

Les travailleurs et les travailleuses se bouchent les oreilles, restent pensifs devant leur bulletin de vote et se demandent si les douleurs cervicales qu'ils commencent à percevoir ne sont pas causées par la lecture des versets de ce psaume musico-politique d'A Gauche Toute (AGT) qui pourrait en fait s'intituler Au Grand Torticolis.


sport et music-hall

......nous irons dimanche à Cointrin (Gilbert Bécaud)

Quelques politiciens et politiciennes m'avaient briefé lorsque je me suis lancé dans la Res Publica au début des années 90. Je me souviens particulièrement de ce député chenu qui soutenait que cette noble activité avait beaucoup de points communs avec le sport et le cirque.
Ses propos me sont revenus à l'esprit hier soir lors du débat sur l'Aéroport de Genève ; ce qui n'était qu'un dossier strictement financier et comptable s'est transformé pour les socialistes en véritable course d'orientation pour ne pas dire en concours complet.
Après avoir chaleureusement salué ce transfert d'actif en commission de l'économie, la boussole des roses s'est affolée pendant l'été puis emballée sous l'impulsion de St Rémy le Preux, chevalier d'A gauche toute, qui s'est mis à hurler à la privatisation. Sentant peut-être un referendum fumant sur lequel ils auraient pu clairement se reprofiler à gauche, les socialistes passe au pilotage automatique et s'opposent au projet en commission des finances, déposent un rapport de minorité puis un deuxième dans la Tribune.
Cette course d'orientation les amène hier devant le Grand Conseil où on assiste à un étonnant numéro de contorsionisme, mal maîtrisé, qui doit avoir déclanché un sérieux torticolis chez les élus. Il faut dire le comité directeur du cirque rose leur avait soufflé fortement dans les bronches pour qu'ils s'abstiennent de torpiller le projet gouvernemental. Mais franchement, pour retourner sa veste, point n'est besoin d'une telle gymnastique qui relève davantage du music-hall que du débat politique.
Ressurgit alors l'éternelle question léninienne "Que faire ?" pour retrouver la cohérence que ce grand parti devrait manifester plus souvent et plus clairement.

Il ne m'appartient pas d'y répondre mais si on me demandait mon avis je suggérerais de commencer aujourd'hui par une séance soutenue d'ostéopathie.....pour la psychanalyse collective on verra plus tard.


En vitesse

...journée chargée alors juste deux citations.

à propos des logements en ville de Genève :
"Quand on aura résolu la crise du logement, il n'y aura plus de squatters" (Manuel Tornare)

à propos de la retraite politique de Jacques-Simon Eggly et de la P26 de triste mémoire :
"Que l'armée organise la résistance, bon. Mais que J-S Eggly se prenne pour Jean Moulin...... je m'inquiète." (Jean Cavadini).


All Blacks

Le rugby, ce jeu où l'on ne se croise pas mais où l'on se rencontre. (Luciens Mias)

L'épure de l'abbaye de Pontigny, le ciel d'hiver sur l'Aubrac, la puissance paisible de la musique d'Hindemith, la maîtrise lumineuse de Veronese, les chevauchées de Johan Cruyf, la fausse naiveté du piano de Thelonious Monk, quelques instants furtifs impriment en nous des émotions de toutes sortes prêtes à ressurgir en plénitude à tout instant. Et cet album, heureusement, ne cesse de s'enrichir.
J'y ai ajouté une page hier soir au stade de Gerland à Lyon où les All Blacks ont donné une formidable leçon de vie à des Bleus d'abord submergés puis foudroyés. A l'occasion de cette rencontre me sont revenues à la surface, très distinctes et presque physiques, les castagnes dans le préau des Casemates ou dans le passage Burlamachi vers la fin des années 50.

Vérité du rugby "qui réveille notre enfance par bien des aspects, et d'abord parce qu'il provoque de perpétuels affrontements pareils à ceux de nos première années." (P. Sansot) Vérité ovale de ce jeu magnifique, fondamentalement hors la loi, puisque c'est toujours le plus fort qui gagne.

Ben oui, je m'épanche....bon dimanche.


Au revoir

Tu t'en vas.... (Alain Barrière/Nicole Croisille)

Je n'ai jamais eu l'intention de m'immiscer dans les affaires internes d'un parti adversaire et me suis strictement abstenu de commenter ce que tout Genève appelle la crise du parti libéral. Mais ce matin la lecture de la presse fait monter en moi un sentiment d'immense compassion pour ce grand parti.

J'apprends que le conseiller national J-S Eggly renonce à briguer un nouveau mandat lors des élections fédérales de l'automne 2007. Une tuile supplémentaire sur la tête du parti et une immense tristesse sur les visages ce dimanche à la sortie du culte . L'icône bleuissante du protestantisme libéral genevois s'en va et déclare "une page se tourne"....... "Elle est blanche" pourrait dire le sarcastique P.Maudet.

A mes yeux elle restera irrémédiablement maculée par l'appartenance et surtout l'activité antidémocratique déployée par J-S Eggly au sein de la P 27, il y a quelques lustres.

Nairobi

Près de 200 pays et 6000 participants auscultent la planète au cours de la 12ème conférence internationale sur le climat à Nairobi.

Le climat est entrain de préparer des armes de destruction massive

Bucchi La Reppublica


en excursion

....mais pas sur la case des Funiculaires réunis.

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine.

Pierre Losio