Deux femmes en vue
Deux femmes ont été particulièrement à la une des medias et bien en évidence sur les écrans ces jours derniers. Si toutes deux ont un prénom commençant par la même lettre (et c'est peut-être leur seul point commun) elles ne jouent pas dans le même préau, l'une victime (innocente ?), l'autre déjà idole et bientôt icône. Je ne vous parlerai cependant ni de Sandra Borgeaud ni de Ségolène Royal, mais d'une autre femme portant également un prénom en S....... non ce n'est pas un quizz, rassurez-vous.
Jamais je n'aurais pensé qu'un jour, chère Madame, je vous consacrerais quelques lignes. Je n'ai partagé aucun de vos combats : je suis plutôt verdoyant (malgré mon âge) et vous plus proche de Regamey et de ses héritiersà la Ligue vaudoise. Droite dans votre strict tailleur (souvent beige triste) parfois éclairé d'une collerette blanche qui fleure bon la vieille droite, la droite éternelle, dangereusement précise, incisive et pugnace dans vos discours, ne lâchant rien, jamais, vous avez incarné pendant des années au Conseil national l'intransigeance du protestantisme libéral dans son expression la plus austère mais aussi la moins complexée. C'était un plaisir ramuzien de vous voir et vous entendre batailler à Table Ouverte le dimanche en fin de matinée où rarement vos adversaires ne purent déstabiliser la ténacité granitique qui se dressait devant eux. J'apprends qu'après votre retraite politique vous allez quitter l'enseignement du droit (ça vous va si bien).
Alors parce qu'un jour de 2006 vous avez débarqué dans une réunion de gôôôche pour dénoncer (si je disais courageusement ce serait vous offenser) les lois Blocher qui vous heurtaient au plus profond de vos valeurs, je vous salue Madame Suzette Sandoz, je vous souhaite une heureuse retraite et vous assure qu'aucune ironie ne se cache derrière mes propos.
Je vous avoue même que je prendrais volontiers une tasse thé avec vous et un biscuit, juste un.
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28 Novembre 2006 à 10:22 dans
- Ecole

