Garçon, s'il vous plaît
L'affaire des députés italiens piégés par la troupe télévisée des Hyènes rebondit.
Bref rappel des faits : sous prétexte d'avoir leur avis sur la loi budgétaire actuellement en discussion, les hyènes ont soumis 50 députés au test de "drug wipe". Pendant le maquillage et à l'insu des élus un peu de leur sueur a été prélevé sur un coton et les 50 échantillons ont été analysés : 12 députés étaient positifs au cannabis et 4 à la cocaïne. Emotion ! L'émission doit passer quelques jours plus tard. Montecitorio s'agite. Nouveau scandale en vue. Des noms vont être divulgués. Le Parlement est divisé : d'une part les indignés, le vice-président de la Chambre Castagnetti en tête qui hurle à l'illégalité ; en face d'eux, moins agités, une cohorte d'élus (avec force présence des Verts) qui se réjouit de voir les hypocrites démasqués. S'en mêle Giuseppe Pizzetti, le garant de la Privacy qui fait suspendre la diffusion de l'émission.
Respiration de soulagement dans les couloirs du pouvoir qui contre-attaque par le bras de sa justice. Sur ordre du parquet de Rome les studios de Mediaset sont "visités", les bobines et les tampons d'ouate séquestrés.... et trois membres de la troupe des hyènes mis sous enquête pour violation de la privacy.
......une dizaine de jours auparavant, un ancien président du Conseil démocrate-chrétien, sénateur à vie ultraoctogénaire, déclarait paisiblement aux journalistes qu'à son âge encore, il lui arrivait parfois de consommer de la coke !
Qu'adviendrait-il de nos élus municipaux et cantonaux ( pas tous non !) si à la sortie de la séance vespérale on les faisait souffler dans le ballon ? Publierait-on des noms, des taux ou cacherait-on tout cela sous la table ?
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26 Octobre 2006 à 09:56 dans
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