Ding-ding-ding
Benoît XVI s'est-il censuré ?
La sonnette de la contrition a tinté trois fois : Sa Sainteté a finalement renié le Manuel II Paléologue qu'il avait cité le 12 septembre à Ratisbonne, il s'est rétracté et il a présenté ses excuses aux ambassadeurs des pays musulmans à Castel Gandolfo (qui est moins éloigné de Rome que Canossa).Il a en somme administré la preuve que la peur de l'Islam limitait notre liberté d'expression jusqu'à celle même du pape. C'est aussi l'évidence d'un paradoxe car en fait, pour les laïques dont je suis, la liberté d'expression n'a rien à voir avec les discours du successeur de Saint-Pierre. Le pape ne peut pas dire ce qu'il veut ; il n'est autorisé à dire que ce que la religion chrétienne lui permet de dire, à savoir des vérités fondamentales établies notamment dans les Saintes Ecritures. Ces vérités pour un laïque sont la fin du parcours alors que pour un croyant le parcours commence par la vérité, le chemin n'étant plus qu'une divagation au sens strict du terme. La religion, fondamentaliste ou pas, s'oppose toujours à liberté d'expression, à la liberté de recherche scientifique, à la liberté sexuelle, à la liberté de pensée. Le pape sait bien que sa liberté d'expression est limitée et il sait aussi que pour limiter la liberté d'expression son Eglise a inventé l'hérésie.
"Toi qui connais la fin du film, dis Marylin, est-ce un baiser ?"
merci à F.M. pour son éclaraige avisé sur le sujet
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28 Septembre 2006 à 10:07 dans
- Ecole

